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 <title>Le blog de Loïc</title>
 <subtitle><![CDATA[—  Chaque jour, la vie passionnante de votre serviteur]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-15T12:13:52+02:00</updated>
  <entry>
   <title>la littérature en couleurs</title>
   <updated>2019-12-09T21:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.limprimante.com/Boyer/la-litterature-en-couleurs_a315.html</id>
   <category term="action" />
   <photo:imgsrc>https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/imagette/40492842-34376227.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-12-06T12:33:00+01:00</published>
   <author><name>Loïc Boyer</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/40492842-34376227.jpg?v=1575905080" alt="la littérature en couleurs" title="la littérature en couleurs" />
     </div>
     <div>
      Invité par d’enthousiastes bibliothécaires que l’Histoire de l’album et celle de l’illustration intéresse, je suis allé à Grenoble l’autre jour. Cette sous-catégorie de l’histoire de l’art est encore faiblement représentée, que ça soit à l’Université ou dans les Écoles d’art alors que paradoxalement les formations autour du livre et de l’illustration se développent. J’ai donc pris mon ordi sous le bras et avec quelques albums prélevés sur place j’ai arpenté le sujet de Moscou à Los Angeles, de 1911 à 1981 — je n’avais que trois heures. Trois heures bien agréables avec un public attentif et motivé dans la bibliothèque Kateb Yacine qui est incluse dans un centre commercial au sud de la ville.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/40492842-34432574.jpg?v=1575904194" alt="la littérature en couleurs" title="la littérature en couleurs" />
     </div>
     <div>
      À la sortie, peu après midi, le brouillard s’était levé et j’ai finalement pu voir les magnifiques montagnes. Arrivé la veille dans la nuit et levé dans un épais brouillard donc, je commençais à mettre en doute la localisation alpine de cette cité.        <br />
       Mais les montagnes ne furent pas les seules à capter mon attention à l’heure du déjeuner puisque dans le restaurant jouxtant la bibliothèque m'attendait François Ruy-Vidal. Oui, le François Ruy-Vidal qui fut l’éditeur des nombreux albums parus sous le label Harlin Quist entre 1966 et 1972, qui fonda le département jeunesse des éditions Grasset, qui proposa aux enfants des textes signés Eugène Ionesco ou Marguerite Duras, qui ouvrit le monde de l’édition à des artistes comme Nicole Claveloux, Patrick Couratin, Mila Boutan ou Claude Lapointe, je ne vais pas énumérer davantage les raisons de l’influence considérable que cet homme a eu sur la production éditoriale pour les enfants en France…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/40492842-34432617.jpg?v=1575904756" alt="la littérature en couleurs" title="la littérature en couleurs" />
     </div>
     <div>
      On a bavardé en mangeant, bien contents de se rencontrer enfin après tant de correspondance électronique. Pour être tout à fait franc nous nous étions déjà rencontrés, probablement en 2004, à l’occasion du Festival du livre jeunesse de Rouen. J’y étais sur un stand de la région Haute-Normandie, où en compagnie de quelques camarades je proposais alors quelques jeux en papier, et faisant le tour des exposants je m’étais arrêté sur son stand où nous avions discuté de ce qu’il était louable de mettre entre les mains des enfants. Nous étions tombés d’accord dans une grande joie commune — j’ignorais absolument qui il était à cette époque, lui possède encore la carte de visite que je lui avais laissée en échange d’un catalogue.       <br />
       Bref, en 2019 la discussion porta sur quelques points de ma conférence à laquelle il avait assisté et auxquels il m’apporta détails, éclaircissements et anecdotes: l’influence du Père Cocagnac sur le dessin d’Alain Le Foll, ses rapports avec Gallimard avant que Pierre Marchand ne soit recruté pour développer le secteur jeunesse, sa brève activité de galeriste rue de Nesle vers 1975, son émerveillement en lisant <span style="font-style:italic">Oscar et Erick</span> (Marcel Aymé) dans l’édition Jeunes bibliophiles en 1961, comment <span style="font-style:italic">L’Arbre</span> (Etienne Delessert &amp; Eleonore Schmid) fut élaboré avec les élèves de sa classe de la rue de Picpus à Paris, comment en 1967 Simone Signoret fut à l’origine de sa publication de <span style="font-style:italic">Pierre l’ébouriffé</span> et les aventures stupéfiantes de Tomi Ungerer sur Fire Island auxquelles il n’a pas souhaité participer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/40492842-34432625.jpg?v=1575904704" alt="la littérature en couleurs" title="la littérature en couleurs" />
     </div>
     <div>
      Me racompagnant à la gare dans son auto il me raconta également, en en riant encore, comment lors de sa première rencontre avec Maurice Sendak il s’était adressé à lui “I’LL EAT YOU UP!” comme Max s’adresse à sa mère au début de <span style="font-style:italic">Where the Wild Things are</span>, me conseilla de parler davantage de Patrick Couratin «un continent!» et, parmi de nombreuses citations, me donna sa préférée car elle guide encore sa vie:       <br />
              <br />
        — J'irai ! j'irai !       <br />
        — Où?       <br />
        — Sous le ciel pommelé, et je mâcherai chaque herbe pour connaître le goût qu'elle a.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’Échange</span>, Paul Claudel
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.limprimante.com/Boyer/la-litterature-en-couleurs_a315.html" />
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  <entry>
   <title>le philosophe et les enfants</title>
   <updated>2019-07-25T14:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.limprimante.com/Boyer/le-philosophe-et-les-enfants_a314.html</id>
   <category term="citation" />
   <photo:imgsrc>https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/imagette/35897385-32286850.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-07-25T10:31:00+02:00</published>
   <author><name>Loïc Boyer</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/35897385-32286850.jpg?v=1564049948" alt="le philosophe et les enfants" title="le philosophe et les enfants" />
     </div>
     <div>
      Que Michel Onfray n’aime pas les enfants qui se la ramènent, c’est son droit, mais par pitié qu’il l’écrive bien, pas avec un texte fourre-tout qui cumule procès d’intention, approximations, attaque contre les gourdes et sous-entendus scabreux. J’ai connu un philosophe plus inspirant qui, du temps de <span style="font-style:italic">Le Désir d’être un volcan</span> par exemple, pouvait développer une pensée originale et généreuse. Mais aujourd’hui il semblerait que les canicules à répétition aient fait une victime par cuisson du cerveau à l’étouffée. Vous me trouvez bas? Attendez de lire son texte sur Greta Thunberg ou plutôt non, n’attendez pas, allez-y tout de suite <a class="link" href="https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/greta-la-science">c’est là</a>.       <br />
              <br />
       Personnellement je me permettrai d’en souligner quelques formules - car plus qu’un texte il s’agit surtout d’une succession de formules:       <br />
       «Cette jeune fille arbore un visage de cyborg qui ignore l’émotion - ni sourire ni rire, ni étonnement ni stupéfaction, ni peine ni joie.»       <br />
       Grosse déception pour Michel, Greta n’est pas Britney!       <br />
              <br />
       «son enveloppe est neutre» «ce corps sans chair»«ce corps qui est un anticorps, cette chair qui n’a pas de matière»«c’est une jeune fille au corps neutre»«neutre et pâle comme la mort»       <br />
       Bon, les filles, si voulez être prises au sérieux par les adultes, des vrais, des gras comme Michel Onfray, laissez-vous pousser les seins…       <br />
              <br />
       «Trop contents de ce magnifique prétexte pour ne pas aller au collège»       <br />
       Noooooon, trop usé cet argument contre les jeunes qui, dès qu’ils mettent en place une action collective parallèle à celle de l’institution sont forcément des feignasses, il aurait pu s’épargner cette facilité!       <br />
              <br />
       «un troupeau de moutons de cette génération»       <br />
       Idem, l’argument générationnel, vraiment faible, la dernière génération restant toujours plus conne que celle qui lui précède, c’est aussi vieux que… la philosophie, non?       <br />
              <br />
       «jadis, c’était Rimbaud ou Verlaine qu’on citait quand on n’avait pas dix-sept ans…»       <br />
       On pourrait tenter de convaincre les adultes avec de la poésie, ça aurait du panache, mais je ne crois pas que ça provoquerait autre chose qu’un sourire en coin.       <br />
              <br />
       «Notre époque voit arriver au devant de la scène des enfants rois.»       <br />
       La question du mythe de l’enfant-roi mériterait un long développement mais je dirais simplement qu’une époque où l’on se demande si on tue en France un enfant tous les cinq jours ou si ces chiffres sont sous-estimés ne me semble pas être une époque où l’on place, dans les faits, les enfants sur un piédestal.       <br />
              <br />
       «ces êtres en cours de fabrication»       <br />
       En effet c’est le moment d’enfoncer le clou: les enfants ne sont pas des êtres à part entière. Au moins les choses sont claires et ça permet de donner tout son sens au texte: face aux adultes les enfants ne pèsent pas, leur parole ne vaut pas celle des adultes (qui font tous les jours preuve d’intelligence de discernement, etc.). Je crois que c’est le moment que je préfère.       <br />
              <br />
       D’ailleurs «La cyborg suédoise a même annoncé qu’elle prévoyait de prendre une année sabbatique» a tort d’avoir ce projet, tandis que le philosophe qui chantait sur tous les tons sa fierté d’avoir quitté l’enseignement au sein de l’Éducation nationale tellement c’était de la merde, lui, avait certainement raison de le faire parce que, ma foi, parce que… bon sang mais c’est bien sûr, lui est un adulte, pas un avorton!       <br />
              <br />
       «une voix pré-pubère blanche comme la mort… On se croirait dans un manga.»«Comme dans les mangas SM, ils jouissent et disent &quot;Encore! Encore!&quot;»       <br />
       Mais quelles sont les lectures de Michel???       <br />
              <br />
       «elle pourrait même arborer un tatouage et rentrer dans son hôtel végane en trottinette électrique»       <br />
       WTF?!?       <br />
              <br />
       Et enfin «ces adultes qui jouissent de se faire humilier par l’une de leur créature (sic): un enfant» mais que dire de l’adulte qui jouit d’humilier une enfant?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>écrire son nom</title>
   <updated>2019-06-17T12:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.limprimante.com/Boyer/ecrire-son-nom_a313.html</id>
   <category term="documentation" />
   <photo:imgsrc>https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/imagette/34775934-31715135.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-06-14T15:32:00+02:00</published>
   <author><name>Loïc Boyer</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/34775934-31715135.jpg?v=1560525262" alt="écrire son nom" title="écrire son nom" />
     </div>
     <div>
      Les toujours surprenantes éditions Non standard d’Élodie Boyer (non, non, rien à voir), en plus de leur livres fascinants, publient également ce qui s’apparenterait à une revue: Unidentified Paper Object. J’écris s’apparenterait car même si c’est numéroté (ici le troisième), chaque publication est un projet spécifique que seul le format permet de rattacher à ses prédécesseurs (on pense à l’Irrégulomadaire de Design Dept.). Le deuxième volume a reçu une médaille d’Or aux European Design Awards, seule médaille d’or au design de France en 2018.       <br />
       Autant vous dire que ces gens sont sérieux, même s’ils s’amusent beaucoup.       <br />
       Ce numéro trois, donc, intitulé <span style="font-style:italic">Écrire son nom</span>, se penche sur les propositions typographiques de Marion Bataille à la croisée du design, de l’art et de l’atelier à la suite de l’expo du même nom qu’elle a pu réaliser au Havre il y a quelques mois.       <br />
       L’ensemble est riche (trop?) qui dé-mêle ateliers de l’AOZ avec les enfants autour de l’écriture/dessin/construction de leur prénom, essais et documents photographiques. Une belle somme qui semble clore le cycle de recherches de M.B. autour des jeux typographiques modulaires .       <br />
       L’objet est agréable malgré son grand format et on y trouve vite ce que l’on cherche - la maquette est signée du Studio Rejane Dal Bello.       <br />
       Ah, et j’oubliais, il est livré avec un kit AOZ qui permet à chacun de travailler ces fameuses formes qui composent son nom… et j’ai eu droit au mien réalisé par Lady Bataille herself!!!       <br />
       Merci mesdames, les raisons de le glisser avec fierté dans ma bibliothèque sont multiples.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.limprimante.com/Boyer/ecrire-son-nom_a313.html" />
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  <entry>
   <title>laurie spiegel in apartamento</title>
   <updated>2019-06-02T11:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.limprimante.com/Boyer/laurie-spiegel-in-apartamento_a310.html</id>
   <category term="citation" />
   <photo:imgsrc>https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/imagette/34342038-31409335.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-06-01T08:47:00+02:00</published>
   <author><name>Loïc Boyer</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/34342038-31409335.jpg?v=1559376859" alt="laurie spiegel in apartamento" title="laurie spiegel in apartamento" />
     </div>
     <div>
      Il y a dans le dernier numéro (28) d’<a class="link" href="https://www.apartamentomagazine.com">Apartamento</a> la retranscription d’un entretien de <a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Leah_Singer">Leah Singer</a> avec <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurie_Spiegel">Laurie Spiegel</a> qui s’avère être superintéressant pour peu que l’on s’intéresse aux contre-cultures qui ont précédé le monde dans lequel nous vivons. La conversation tourne beaucoup autour des débuts de l’informatique, de la musique et des années de formation de la compositrice.       <br />
       Je t’ai traduit trois extraits correspondant à mes propres obsessions mais tu devrais vraiment le lire in extenso.       <br />
              <br />
       Sur la galerie comme un lieu ouvert à l’expérimentation:       <br />
       <span style="font-style:italic">«J’ai fait des concerts dans les années 1970-1980 à New York, principalement dans des lofts et des galeries parce que c’étaient les seuls lieux où l’on pouvait jouer (cette musique).»</span>       <br />
              <br />
       Sur le PC multi-media:       <br />
       <span style="font-style:italic">«L’Amiga, à l’inverse du Mac, a d’abord été pensé pour la création audio-visuelle. À l’origine le Mac se contentait d’imiter le papier. Vous aviez des fenêtres virtuelles pour créer des documents à imprimer. J’adorais les premiers Macs mais l’Amiga était vraiment fait pour la vidéo, le son et l’image. Il était absolument multi-sensoriel. Pas du tout fait pour l’entreprise. Il avait une identité particulière, adaptée aux créateurs.»</span>       <br />
              <br />
       Sur la musique répétitive:       <br />
       <span style="font-style:italic">«La technologie a une tendance à la continuité et à la répétition, là où les êtres humains ont tendance à chercher la rupture, le changement. C’est pour ça que la technologie mène naturellement à des expériences psychédélique de méditation.»</span>       <br />
              <br />
       Sur l’Histoire de l’informatique:       <br />
       <span style="font-style:italic">«Avant la micro-informatique, avant le Z80 et le PC IBM et les Apple I et II, les ordinateurs étaient presque exclusivement la propriété des militaires, des grandes banques, des sociétés d’assurance et de l’État. Ils avaient l’air inquiétant et opprimant parce qu’ils étaient au service de bureaucraties inquiétantes et opprimantes.»</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.limprimante.com/Boyer/laurie-spiegel-in-apartamento_a310.html" />
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