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  <title>Le blog de Loïc</title>
  <description><![CDATA[—  Chaque jour, la vie passionnante de votre serviteur]]></description>
  <link>https://www.limprimante.com/Boyer/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-21T10:33:05+02:00</dc:date>
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   <title>jeu de construction</title>
   <pubDate>Sun, 27 Jan 2019 11:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loïc Boyer</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[citation]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/30142064-28883960.jpg?v=1548615320" alt="jeu de construction" title="jeu de construction" />
     </div>
     <div>
      Tu sais que j’aime les citations, il y a sur ce blog une catégorie qui leur est réservée. Mais je les publie ici comme dans un carnet de notes car, pour citer Paul Cox, «Je reste toutefois convaincu que le seul fait de s’arrêter un instant à une idée pour la noter l’imprime dans la mémoire plus efficacement que si on la regardait simplement passer». Mais probablement pas assez pour que je sois capable d’en faire usage dans ma vie quotidienne.       <br />
              <br />
       À l’inverse, Paul Cox fait un usage fréquent et répété des citations qu’il partage généreusement dans un livre récent. Paru cet automne chez <a class="link" href="https://editions-b42.com">B42</a>, il s’agit d’une adaptation au format d’un livre du blog qu’il a tenu durant trois mois de l’année 2005 à l’invitation du Centre Beaubourg, trois mois pendant lesquels se tenait son exposition <span style="font-style:italic">Jeu de construction</span>. Au-delà de ses références et citations, il est très excitant d’observer le mouvement de la pensée d’un artiste que l’on apprécie, même si les moments où il traite de ses obsessions formelles furent ceux qui m’ont le moins intéressé (la cartographie, les formes / contreformes, les spirales, etc.). Les influences et surtout les méthodes m’ont beaucoup plus touché.       <br />
       Au point que, comme le fait mon ami <a class="link" href="https://www.limprimante.com/journalperdrial">Michel</a>, je vais partager dans ce billet quelques extraits de ma lecture, en me concentrant donc uniquement sur les citations et en commençant par la fin:       <br />
              <br />
       «Il n’y a pas de meilleure façon d’apprendre qu’en écrivant un livre.» — Isamu Noguchi       <br />
              <br />
       «Pour moi, généralement, ce sont les matériaux qui me donnent l’idée, pas l’idée qui me donne les matériaux.» — Paul Klee       <br />
              <br />
       «J’agis d’abord, je théorise ensuite» — Claes Oldenburg       <br />
              <br />
       «A plan is nothing, planning is everything» — Winston Churchill       <br />
              <br />
       La notion de «continuité quotidienne» de Le Corbusier, que Jacques Rancière développe indirectement ainsi «le travail inlassable pour plier le corps aux habitudes nécessaires, pour commander à l’intelligence de nouvelles idées, de nouvelles manières de les exprimer».       <br />
              <br />
       «Ce que je fais m’apprends ce que je cherche.» — Paul Klee encore, et ma préférée que je t’ai gardée pour la fin:       <br />
              <br />
       «Ma plus belle œuvre, c’est l’emploi de mon temps.» — Marcel Duchamp       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/30142064-28888909.jpg?v=1548615321" alt="jeu de construction" title="jeu de construction" />
     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/imagette/30142064-28883960.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.limprimante.com/Boyer/jeu-de-construction_a309.html</link>
  </item>

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   <title>le 68 des enfants, vernissage!</title>
   <pubDate>Thu, 13 Dec 2018 23:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loïc Boyer</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[action]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/28893502-28234645.jpg?v=1544741853" alt="le 68 des enfants, vernissage!" title="le 68 des enfants, vernissage!" />
     </div>
     <div>
      Ça y est! C’était ce soir et il ne manquait rien! Ali m’a aidé à poser les cloches de verre, Nathalie a pu récupérer <span style="font-style:italic">in extremis</span> les derniers manquants à la Régie, même le ruban adhésif double face a été gentil avec moi en se décollant une demi-heure heure avant le début, ce qui m’a laissé le temps de le remplacer par une solution plus robuste.       <br />
       Quoi qu’il en soit, à dix-huit heures la migraine qui me tenait depuis mon réveil (le mal du scénographe) s’est évaporée et tout le monde était là, Viviane, Xavier, Virginie (Aurélien avait rendez-vous avec son électricien) et le public était nombreux et varié: depuis les étudiant trop jeunes pour avoir lu ces livres jusqu’aux visiteurs assez âgés pour les avoir écrits. Sur la façade de l’Alcazar un kakémono s’étale sur trois étages, je ne crois pas avoir déjà vu un de mes designs à cette échelle. Il y a aussi des affiches plein le métro dit-on.       <br />
       Quand le lieu a été plein, Cécile Vergez-Sans a donné son discours, clair et enthousiaste: vous l’aurez compris, s’il y a une exposition à ne pas manquer cet hiver, c’est Le 68 des enfants et c’est à Marseille!       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/imagette/28893502-28234645.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.limprimante.com/Boyer/le-68-des-enfants-vernissage_a308.html</link>
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   <title>vernissage, dernier jour</title>
   <pubDate>Wed, 12 Dec 2018 19:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loïc Boyer</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[action]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/28849373-28212416.jpg?v=1544687362" alt="vernissage, dernier jour" title="vernissage, dernier jour" />
     </div>
     <div>
      Bon, le vernissage a lieu demain, comme tu l’auras compris, et les affiches adhésives étaient là ce matin. Pas toutes, mais elles étaient là ainsi que les bâches qui ont été montées par Ali et Joseph. Joseph est un sosie de Richard Borhinger qui était souffleur de verre (cristal) dans une vie précédente. Thierry, lui, a été longtemps pompier sauveteur en mer et si les couleurs de l’expo sont si belles c’est aussi grâce à lui. J’ai aussi rencontré un de ses collègues qui s’est exclamé en me voyant: «Ah c’est vous! C’est vous qui faites des miracles!»       <br />
       «J’ai commandé des ampoules mais je ne sais pas quand elles seront là.» me souffle un autre. On ne peut pas avoir que des bonnes nouvelles.       <br />
       Demain la journée sera longue avant 18 heures et le début du vernissage. Je te laisse avec quelques photos:       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/imagette/28849373-28212416.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.limprimante.com/Boyer/vernissage-dernier-jour_a307.html</link>
  </item>

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   <title>vernissage, pénultième jour</title>
   <pubDate>Wed, 12 Dec 2018 08:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loïc Boyer</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[action]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/28834694-28203089.jpg?v=1544603332" alt="vernissage, pénultième jour" title="vernissage, pénultième jour" />
     </div>
     <div>
      J’ai passé la moitié de la journée à quatre pattes et l’autre moitié perché sur un escabeau, mais la vraie question est: où sont les affiches? J’ai commandé des affiches adhésives au tout début du projet, mais personne ne sait où elles sont. Après enquête les services concernés ont retrouvé leur trace, elles étaient tombées derrière le meuble, les coquines! Ouf, le coursier va passer les chercher et on les aura tout de suite. Gaspe, les services ferment à midi et il est onze heures trente donc, eh bien, on verra demain.       <br />
       Sinon les cadres ont été pré-placé, il n’y plus qu’à faire des trous et mettre des crochets. Pour les vitrines, Cécile a organisé la disposition des éléments (albums, maquettes, originaux, courriers) et si les femmes de ménage acceptent de les nettoyer ça devrait être bien beau.       <br />
       Et on devrait résoudre mercredi l’affaire des cartels manquants. Vernissage jeudi à dix-huit heures.       <br />
       D’ici là, quelques images dans une mosaïque ci-dessous:
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/imagette/28834694-28203089.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.limprimante.com/Boyer/vernissage-penultieme-jour_a306.html</link>
  </item>

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   <title>vernissage, antépénultième jour</title>
   <pubDate>Mon, 10 Dec 2018 21:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loïc Boyer</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[action]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/28779940-28182916.jpg?v=1544479756" alt="vernissage, antépénultième jour" title="vernissage, antépénultième jour" />
     </div>
     <div>
      Grâce à Cécile Vergez-Sans <a class="link" href="https://www.limprimante.com/Boyer/le-68-des-enfants_a295.html">l’exposition du 68 des enfants</a> fait une escale à Marseille, et toujours grâce à Cécile Vergez-Sans, je travaille (depuis l’été, qui l’eût cru?) sur la scénographie de cette version de l’expo.       <br />
       Arrivé à midi par le train, je l’ai trouvée qui commençait à déballer originaux, maquettes et livres rares soigneusement emballés par le transporteur qui leur a fait faire le voyage depuis le fonds de l’Heure Joyeuse à Paris. C’est un peu comme à Noël sauf que tous les paquets sont blancs et que tu ne garderas rien, mais c'est quand même très excitant.       <br />
       Très excitant également de voir comment les équipes techniques ont transformé mes plans dessinés à Orléans en un lieu structuré et coloré à Marseille.       <br />
       On est lundi, le vernissage a donc lieu jeudi, on n’a pas encore reçu certains éléments, certaines parties sont trop denses et d’autres ne le sont pas assez, mais c’est pour ça que je suis là, non?       <br />
       Alors je te mets quelques images ci-dessous, et je te raconte bientôt la suite.
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     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/imagette/28779940-28182916.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.limprimante.com/Boyer/vernissage-antepenultieme-jour_a305.html</link>
  </item>

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   <title>retour sur trois ourses</title>
   <pubDate>Mon, 12 Nov 2018 12:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loïc Boyer</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[documentation]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/27538178-27676415.jpg?v=1542023754" alt="retour sur trois ourses" title="retour sur trois ourses" />
     </div>
     <div>
      C’est au printemps de cette année 2018 que <a class="link" href="https://www.librairiesindependantes.com/product/9782354940843">La Revue des livres pour enfants</a> me commandait un article sur l’association Les Trois Ourses. Le trentième anniversaire de cet institution méritait bien qu’on revienne sur leur histoire, leur parcours et surtout leurs rencontres, ce que je fis avec le plus de justesse possible.       <br />
              <br />
       L’automne est là et<a class="link" href="https://lestroisourses.com/actualites/326-clap-de-fin-end-slate"> l’on apprend </a> que cette structure, trentenaire donc, qui diffusait «un rayonnement et une influence aussi discrets que décisifs» pour reprendre les justes mots de Jacques Desse, a décidé de mettre fin à ses activités.       <br />
              <br />
       C’est bien triste mais je ne vais pas m’étendre ici sur le malheur (réel) que cela représente, plutôt coller plus bas le texte de cet article et quelques images prises dans leur accueillante galerie au fil des années, en guise d’exemple, pour que cela impulse chez d’autres ce désir de permettre aux enfants de découvrir la beauté du monde à travers le travail d’artistes qui ont des choses à leur dire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/27538178-27676579.jpg?v=1542024742" alt="retour sur trois ourses" title="retour sur trois ourses" />
     </div>
     <div>
      Il y a trente ans, donc, trois bibliothécaires décidaient de donner de l’ampleur à leur action en faveur du livre pour enfants, d’une manière qui soit plus en accord avec leurs intérêts — et ceux des enfants, et ceux des artistes. Ces trois femmes, Odile Belkeddar, Élisabeth Lortic et Annie Mirabel vont progressivement multiplier les rapprochements entre l’art et la jeunesse ; mais surtout en permettre au jeune public de participer, de s’impliquer, au sein des œuvres. L’art doit faire de l’enfant un spectateur engagé, c’est ce que permet le livre, c’est ce que défend Bruno Munari, rencontré dans les 1980 et aujourd’hui encore une des figures tutélaires de l’association.       <br />
              <br />
       Deux ans plus tard, en 1990, les Trois Ourses sont invitées par le designer graphique Ivan Chermayeff à la 40e Conférence Internationale sur le Design d’Aspen dont le thème est Growing by Design. De cette rencontre naissent très vite deux livres conçus par Jane et Ivan Chermayeff autour des collections du Musée des Arts et traditions populaires de Paris. Et quand en 2013 s’ouvrira la Galerie des Trois Ourses, c’est tout naturellement qu’<a class="link" href="https://www.ccmag.fr/Ivan-Chermayeff-dessins-et-collages_a250.html">elles vont l’inviter</a> à montrer une série de ses collages ainsi que des dessins de chiens à l’encre de chine.       <br />
              <br />
       Mais c’est une autre rencontre, avec Katsumi Komagata cette fois, qui va donner une véritable visibilité aux Trois Ourses grâce à leur exposition <span style="font-style:italic">1, 2, 3 Komagata</span> et l’arrivée consécutive en France de ses livres singuliers qui à la fin du XXe siècle, éblouissent tous les yeux curieux.       <br />
       L’occasion pour de nombreuses personnes de découvrir cette structure pour laquelle l’art et le design (de l’italien designo, dessin) sont envisagés comme faisant partie de la vie de l’enfant, en témoignent les différents aménagements de leurs locaux passés et présents. La mise en espace au gré des rencontres, ateliers, expositions, ventes, tire toujours le meilleur parti d’un mobilier signé Eames, Vuarnesson,  Bourroulec ou bien sûr Munari, non seulement pour ce qui est de la fonction mais également de la beauté. Avant le départ des Ourses pour un salon, il faut avoir vu à l’œuvre l’optimisation des colis permise par les éléments modulaires qui composeront leur espace d’exposition. Car l’association s’applique le principe d’un idéal formel qu’elles défend pour le compte des enfants : il ne s’agit pas que d’un discours ou d’une performance éphémère, mais de gestes de tous les jours, de la vie même — de vivre avec art. Il y a là un glissement du domaine purement esthétique à une forme d’humanisme qui guide leurs actions. Ainsi de cette rencontre (encore une) avec Remy Charlip grâce à l’éditrice Susan Hirschman autour du projet <span style="font-style:italic">On dirait qu’il neige</span> (projet lui-même lié au <span style="font-style:italic">Petit chaperon blanc</span> de Bruno Munari) qui a permit l’éclosion d’une véritable amitié autour de ce blanc qui est loin d’être une non-couleur, mais qui pour ces artistes est aussi important que le vert qui présida à création de la <span style="font-style:italic">Boîte verte</span> (véritable bibliothèque portative ne contenant que des livres verts, dessinée par Bruno Munari).       <br />
              <br />
       Il est toujours question d’amitié quand Nana Omi, bonne amie des Trois Ourses, déniche chez un bouquiniste de Prague l’édition originale d’un album de Dobroslav Foll. La richesse plastique et, à nouveau, l’interactivité proposée aux lecteurs, feront qu’elles <a class="link" href="https://www.ccmag.fr/Ceci-ou-Cela_a33.html">le rééditeront</a> tout aussitôt.       <br />
              <br />
       Dans la même veine, le compagnonnage avec les éditions MeMo va permettre à des volumes historiques devenus introuvables signés El Lissittzky ou Alexandre Rodchenko de retrouver le chemin de nos étagères.       <br />
              <br />
       Autre rapprochement d’importance, celui d’avec Marion Bataille, encouragée par l’association dès son projet <span style="font-style:italic">Op-Up</span> de 2006, alors produit à trente exemplaires fabriqués à la main, prémisse de son <span style="font-style:italic">ABC3D</span> paru en 2008 en 8 coéditions internationales, best-seller couvert de récompenses et ouvrant la voie au nouvel âge d’or des livres animés que nous vivons encore aujourd’hui. C’est toujours à leurs côtés qu’elle présentera <span style="font-style:italic">The A-Z Book</span> de Thomas Ockerse (1969) livre-alphabet mythique qui sera exceptionnellement à nouveau disponible en 2014 grâce à leurs efforts conjoints.       <br />
              <br />
       Toujours et encore, depuis trente ans, une approche humaniste des formes, fussent-elles colorées, musicales, ou plus prosaïquement celles d’un lit (<span style="font-style:italic">Abitacolo</span> de Bruno Munari, 1971) pour que toutes les Boucles d’or puissent y trouver une place car après tout et comme le dit Munari : «un livre est un lit, habité à sa façon par chacun de nous».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/imagette/27538178-27676415.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>de l’innocence à l’expérience: dernier jour</title>
   <pubDate>Sat, 08 Sep 2018 16:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loïc Boyer</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[action]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/25303130-26653831.jpg?v=1536423370" alt="de l’innocence à l’expérience: dernier jour" title="de l’innocence à l’expérience: dernier jour" />
     </div>
     <div>
      Tout a une fin et le FLAI 2018 n’échappe pas à la règle. Le matin de ce dernier jour a été à nouveau consacré aux ateliers et j’ai pu raconter mes histoires de l’album jeunesse français à de nouveaux groupes d’élèves, toujours secondé par l’indispensable Raquel.       <br />
              <br />
       Après le déjeuner (jarret de porc braisé - pas le souvenir d’avoir eu de légumes) nous avons pu entendre la conférence de la bibliothécaire Angelina Delgado qui nous a parlé de ses expériences dans les camps de migrants dans divers pays d’Europe où elle va depuis 2015 pour monter des bibliothèques et lire des albums aux enfants.       <br />
       Car évidemment les choses ne sont pas simples dans ce genre de situation où les enfants ont a priori plus besoin d’avoir chaud la nuit que d’histoires, j’ai bien écrit a priori.       <br />
       Forte de son expérience elle a également formé des gens qui souhaitaient pratiquer ce genre d’intervention mais qui se posent beaucoup de questions au sujet du type de livre à proposer, qui s’interdisaient certains ouvrages. Son travail consiste alors à rassurer ces médiateurs (dont une femme qui ne lisait même pas <span style="font-style:italic">Max et les Maximonstres</span> à son fils parce qu’elle craignait de l’effrayer — en 2018, amazing!). Bref, un éclairage très intéressant sur un rôle peu connu des albums que certains d’entre nous côtoyons quotidiennement.       <br />
              <br />
       Et puisqu’il a fallu conclure, tout le monde s’est réuni dans la salle de conférences pour faire un genre de bilan où l’émotion était à son comble, comme on dit, mais où personne n’a pleuré. On m’a rapporté qu’après la remise des diplômes une participante est allé remercier Ellen en souriant et a enchainé avec ces mots «…et maintenant je vais pleurer». ce qu’elle fit aussitôt.       <br />
              <br />
       Pour nous remettre de nos émotions nous avons décidés de boire du champagne sur la terrasse de l’hôtel (vous savez les petites bouteilles offertes le premier jour…) en petit comité, ce qui a été l’occasion pour Nell Leyshon de me renommer <span style="font-style:italic">Loïc the French Bastard</span>, avec beaucoup d’affection mais à mon grand étonnement tout de même, avant que je comprenne, ou plutôt que je me souvienne, que les Anglais gardent une certaine aversion assez comique pour notre peuple hexagonal. J’avais oublié ça. Je n’ai rien dit sur le Brexit, car après tout ne suis-je pas un gentleman?       <br />
              <br />
       Retour au restau de la veille où nous avons pris possession de toutes les tables à l'exception de celle de deux jeunes tourtereaux absolument noyés par l’exubérance orale des participants à cette fin de FLAI. Le jeune homme dit alors à sa compagne que ce qu’il avait à lui annoncer ne pouvait l’être dans un tel contexte et qu’ils iraient ensuite boire un verre dans un bar un peu plus bas dans la rue pour retrouver un peu d’intimité. Ce que ce malheureux ignorait c’est que nous avions prévu de faire la <span style="font-style:italic">Fiesta fin de curso</span> dans ce même bar.       <br />
       Ceci dit, il était déjà 23 heures que nous finissions à peine nos trois entrées…       <br />
              <br />
       Enfin, vous l’aurez compris je crois, le FLAI c’est génial et s’il y a des hispanophones parmi vous qui s’intéressent aux rapports entre art, philosophie et littérature pour enfants, il faut absolument participer à ce cours annuel, d’autant que grâce l’aide de la Province de Teruel, il est proposé à quelques dizaines d’euros, hébergement et couvert inclus.       <br />
       Je mets ici le lien <a class="link" href="https://www.flaialbarracin.com">flaialbarracin.com</a> et salue bien bas Ellen Duthie, Daniela Martagón et Raquel Martínez Uña.
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   <photo:imgsrc>https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/imagette/25303130-26653831.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.limprimante.com/Boyer/de-l-innocence-a-l-experience-dernier-jour_a302.html</link>
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   <title>de l’innocence à l’expérience: troisième jour</title>
   <pubDate>Fri, 10 Aug 2018 10:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loïc donc</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[action]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/24461401-26289592.jpg?v=1533894056" alt="de l’innocence à l’expérience: troisième jour" title="de l’innocence à l’expérience: troisième jour" />
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      Nell Leyshon ayant repris des forces, c’est donc elle qui va ouvrir la journée. Sa conférence est plutôt une performance: elle dit son texte dans une semi-obscurité, évoquant la petite fille de Glastonbury qu’elle fut, celle qui grandit entre le Roi Arthur et Joseph d’Arimathie. La manière dont cette enfant fut perdue puis retrouvée par celle qu’elle est devenue fut magistralement narrée par cette autrice qui ne manque pas de prix littéraires (un seul texte traduit en français mais aussitôt primé ici aussi).       <br />
              <br />
       Pour nous remettre de nos émotions le bâtiment historique qui nous accueille pour l’ensemble de nos travaux révèle une nouvelle surprise: un bar creusé dans la falaise attenant à une nouvelle série de terrasses arborées, en aplomb de la rivière. Pendant ce temps, dans le ciel d’Albarracín des oiseaux qui ressemblent à de petites corneilles laissent éclater leur plaisir d’être en vie en jouant contre le vent.       <br />
              <br />
       Retour à la salle de conférence, cette fois c’est Lucas Ramada, chercheur à l’université de Barcelone qui nous entretient des fictions numériques pour les enfants, exemples à l’appui. La narration passe souvent par le jeu et ce qui en découle est qu’il faut avoir la même exigence lorsqu’on achète un jeu vidéo que celle que l’on peut avoir quand il s’agit d’acheter de la littérature, car il y a au moins la même diversité et le même écart qualitatif. Mais les propositions réellement intéressantes dans le domaine numérique ayant simplement plus de mal à se faire connaître face à certaines productions qui ne font que stimuler l’habileté digitale (au sens premier du terme).       <br />
              <br />
       Alors que quatorze heures sonnent, arrive le moment du passage à table, pendant lequel la sagesse recommande de ne plus s’étonner de rien. Après la traditionnelle salade composée collective qui ouvre tous les repas, nous avons été servi d’une délicieuse assiette de spaghettis au champignons. Sitôt ce plat débarrassé le voilà remplacé par une nouvelle assiette, pleine d’un gros morceau de poisson blanc seulement accompagné d’une cuiller de coulis de tomate car les pâtes n’étaient en réalité qu’une entrée. Bref, après le dessert la plupart des convives verse le plus naturellement du monde sa tasse de café dans un grand verre plein d’énormes glaçons avant de le boire…       <br />
              <br />
       À seize heures trente et jusqu’à vingt heures commencent alors les ateliers, par petits groupes tournants, ce qui fait que chacun des quatre intervenants répètera ce moment quatre fois entre ce jour et le lendemain.       <br />
       J’ai intitulé le mien <span style="font-style:italic">¿Quién está al otro lado de la página?</span> Encore assisté de la précieuse Raquel pour la traduction, je vais esquisser un panorama historique de l’édition française pour la jeunesse dans la première moitié du XXe siècle pour ensuite m’attarder sur des albums décisifs des années 1968 et suivantes. Le fil rouge restant les contradictions entre les acteurs rattachés à l’innocence (illustrateurs, auteurs) et ceux qui se placent du côté de l’expérience (éditeurs).       <br />
       M’appuyant sur la valise de livres que j’ai transportée avec moi ainsi que sur certains titres de la collection de Raquel, je détaille les différentes approches formelles, lis quelques extraits, compare les versions d’un même album et saupoudre l’ensemble d’anecdotes.       <br />
              <br />
       Après un passage dans un autre restaurant «Non mais celui-là est vraiment bon, tu verras.» où je mesure 78 décibels à table, une nouvelle projection est organisée Plaza Mayor: une sélection de dessins de William Steig relatifs à l’enfance, des photographies, des autoportraits d’enfants. Tout ça fait que je ne me couche guère tôt mais avec la petite sieste d’après déjeuner ça va très bien. On dirait que je commence à me faire à cette vie, qu’elle me plait, même.       <br />
              <br />
       PS: Les photographies sont toujours du grand Rubén Vicente.
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   </description>
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   <title>de l’innocence à l’expérience: deuxième jour</title>
   <pubDate>Thu, 09 Aug 2018 12:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loïc donc</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[action]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/24432553-26275446.jpg?v=1533807013" alt="de l’innocence à l’expérience: deuxième jour" title="de l’innocence à l’expérience: deuxième jour" />
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      Cette journée commence avec un petit déjeuner traditionnel: tomates sur du pain arrosé d’huile d’olive (comme il y avait des croissants j’en ai pris aussi, il ne s’agissait pas d’être totalement désorienté).       <br />
       Après ça j’ai retrouvé Raquel qui, en plus d’être l’une des trois organisatrices de l’évènement, sera ma traductrice pendant ces journées, moi j’ai fait allemand deuxième langue. De fait nous travaillons sur la terrasse de l’hôtel à la mise au point de ma conférence du lendemain qu’elle a déjà traduite mais il reste toujours des éléments à préciser, des images à caler comme il faut.       <br />
       Parlant d’images, je précise qu’à partir de ce billet, toutes les photographies que vous verrez sont de Rubén Vicente, l’excellent photographe officiel de la Fundación.       <br />
              <br />
       Le déjeuner sera l’occasion de retrouver Nell Leyson qui doit intervenir en fin d’après-midi. Elle est accompagnée de son compagnon Dominic, peintre de son état «I don’t paint landscapes. Too difficult.», je n’en saurai pas plus.       <br />
       Après la sieste le FLAI 2018 va pouvoir commencer et à 17h30, après quelques présentations d’usage, Ellen Duthie va ouvrir les conférences en expliquant les raisons qui les ont poussées, elle est ses deux camarades, à choisir comme thème <span style="font-style:italic">¿De la inocencia a la experiencia?</span> en lien bien sûr avec William Blake mais également avec Maurice Sendak, après tout n’est-elle pas la traductrice en espagnol de <span style="font-style:italic">Quand Papa était loin</span>?       <br />
       La pause qui suit est l’occasion de découvrir la librairie éphémère où j’achète précisément deux volumes de textes illustrés de William Blake.       <br />
              <br />
       Lorsque soudain, patatras, Nell étant tombée fort malade à cette heure, nous prenons la décision d’intervertir nos interventions — puisqu’après tout la mienne est prête depuis le matin — et c’est parti pour une heure et demie à raconter le contexte social, éditorial de mai 68 et leurs heureuses conséquences sur l’édition pour la jeunesse française. Très intéressant exercice de s’adresser à des gens qui n’ont pas la culture de l’album français.       <br />
              <br />
       Le public — les élèves devrais-je écrire — est très chaleureux, enthousiaste au point que les techniciens, ne croyant pas être entendus, s’interrogent, se demandent pourquoi tous ces gens sont-ils si gentils?       <br />
       Une anecdote qui enrichira la conversation anglo-franco-espagnole du dîner durant lequel je note que décidément ces gens gardent à l’endroit des légumes une certaine rancune dont j’ignore l’origine et que les entrées viennent par trois, successivement mais systématiquement. Ceci dit les glaces sont bonnes.       <br />
              <br />
       Vers 23 heures est prévue une rencontre entre tous les participants sur la Plaza Mayor, c’est habituellement l’heure ou je me couche mais en Espagne fais comme les Espagnols et j’assiste à ce raout où se mêlent des gens de tous âges alors que commencent les projections qu’accompagne une excellente bande-son discoïde. Je découvre alors une autre particularité hispanique: passez un peu de musique, qu’elle soit triste ou gaie, les citoyens vont immédiatement bouger; jamais d’écoute statique, distante ou réservée et d’ailleurs le terme de distance s’applique assez peu aux relations humaines avec des gens qui posent la main sur toi en souriant dès qu’il le peuvent. En France je trouverais ça déplacé, ici c’est parfait! Vamos a bailar!       <br />
       
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   <title>de l’innocence à l’expérience: premier jour</title>
   <pubDate>Tue, 31 Jul 2018 12:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Loïc Boyer</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[action]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.limprimante.com/Boyer/photo/art/default/24168174-26109568.jpg?v=1533040629" alt="de l’innocence à l’expérience: premier jour" title="de l’innocence à l’expérience: premier jour" />
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      Il faut que je vous raconte ces premiers jours de juillet dans les montagnes de l’Aragon où se tenait la deuxième édition du FLAI. Le FLAI est un cours international qui dure trois jours et porte sur la philosophie, la littérature, l’art et l’enfance. Il est organisé par <a class="link" href="http://www.ellenduthie.com">Ellen Duthie</a>, <a class="link" href="http://www.danielamartagon.com">Daniela Martagón</a> et <a class="link" href="http://billardeletras.com/raquel-martinez-una">Raquel Martínez Uña</a>, par ailleurs éditrices du projet <a class="link" href="http://www.wonderponderonline.com">Wonder Ponder</a>.       <br />
       À chaque édition du cours quatre personnes sont invitées à donner une conférence ainsi qu’une série d’ateliers et, vous vous en doutez, cette année j’étais du lot, aux côtés de la bibliothécaire Angelina Delgado, la femme de lettres <a class="link" href="https://www.nellleyshon.com">Nell Leyshon</a> et le chercheur <a class="link" href="http://www.gretel.cat/es/miembros/lucas-ramada/">Lucas Ramada</a>.       <br />
       Très impressionné par la quantité de choses que les organisatrices savaient de mes activités (alors que parfois moi-même…)! Elles souhaitaient que je fasse découvrir à leurs élèves la révolution éditoriale pour la jeunesse qui s’est produite en France dans le contexte de 1968, tout en sachant que le peuple Espagnol a une vision assez lointaine de ces évènements, étant lui-même fort occupé par une dictature depuis les années 1930.       <br />
              <br />
       Bref, après un train, un RER, un avion et un taxi, j’ai été accueilli par mes hôtesses dans l’incroyable village médiéval d’Albarracín, chargé d’un petit sac à dos contenant mes effets personnels et dix kilos de livres dans une valise à roulettes. Accueilli comme un prince dois-je dire, avec du champagne et une chambre d’hôtel qui surplombe la vallée et fait face aux montagnes d’un côté, au village de l’autre, avec vue sur la muraille construite par les Arabes.       <br />
       Avant le dîner prévu dans l’un des nombreux restaurants familiaux, je suis sorti dessiner sous le soleil et…       <br />
       Comment? Quels livres? Ces dix kilos, c’était quoi? Haha, j’y viens, j’y viens, ça sera pour un prochain billet…
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