Au vide grenier d’Alizay

31 août 2015


Ce samedi matin, après m’être garé au lieu-dit Les Diguets, avoir suivi le chemin entre le plan d’eau et la voie ferrée Paris Rouen (là où courent les petits lapins) et être passé sous cette voie ferrée, j’atteins le vide grenier d’Alizay (Eure), lequel est installé essentiellement sur l’herbe près d’imposants bâtiments communaux dont une Maison Andrée Chédid, lieu culturel (un hideux portrait de la poète orne l’un des murs).
Les allées sont larges, les vendeurs en nombre suffisant, les acheteurs pas trop nombreux, de quoi n’avoir pas à s’énerver. Le soleil dans les yeux, je cherche le sac à dos intérimaire qui m’est nécessaire et le trouve, neuf, hélas de couleur bleue, siglé Lee Cooper, « c’est d’la marque ».
Je l’emporte pour quatre euros et n’ai rien mis dedans lorsque je repasse sous la voie ferrée. Au loin, la papeterie thaïlandaise Double A ronfle doucement.
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L’un, à qui je demande le prix d’un volume des Chef-d’œuvres de la bande dessinée érotique publiés chez Rombaldi :
-C’est vingt-cinq euros, j’en veux quinze.
Technique de professionnel pour éviter le marchandage.
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Elle se plaint de la faiblesse de sa pension de retraite.
-L’important, c’est de faire ce que l’on a envie de faire, pas d’avoir un métier qui rapporte beaucoup d’argent, lui dit un consolateur.
-Oui, c’est ce qu’on vous dit quand on est jeune, lui répond-elle.