Au vide grenier rouennais du quartier Augustins Molière

20 mars 2016


Pas de Rameaux sans un vide grenier rouennais dans le quartier Augustins Molière, non loin de chez moi, et j’y suis donc dès sept heures, ce samedi, alors que l’on s’installe encore. Me souvenant des années précédentes, je n’en attends pas grand-chose mais aller au premier de l’année est un plaisir en soi.
Peu de livres sont à vendre. Une femme tente de me convaincre d’acheter ceux qu’elle vient de lire (Foenkinos, Le Vigan et autres daubes du moment).
-J’ai aussi des trucs plus spécifiques, si je tombe sur des instits, on ne sait jamais, me dit-elle.
On ne sait jamais. Je croise un homme quinquagénaire que sa femme appelle Minou (il aurait dû épouser la Minette de Cherbourg) et aussi le chef des élus F-Haine de la municipalité de Rouen.
En le suivant, je constate que la plupart des exposants professionnels de vieilles choses lui serrent la main amicalement, ce qui conforte la piètre opinion que j’ai d’eux, mais je suis vraiment surpris quand la jeune brocanteuse qui habite près du café L’Interlude l’embrasse chaleureusement (je lui aurais donné la démocratie sans confession).
Je fais encore un tour sous le ciel gris. « Il ne fait jamais beau aux Rameaux », entends-je. Pour ne pas rentrer bredouille, j’achète quelques Malaparte, espérant avoir davantage de réussite l’après-midi à Val-de-Reuil lors de la vente des livres d’occasion d’Amnesty International.