Ça chauffe

28 juillet 2026


Retour annoncé de la chaleur ce mercredi, trente-cinq degrés à Rouen, trente-six à Paris, de quoi me décider a encore annulé mon escapade dans la capitale. Sans pour autant aller à Dieppe où il ne fera pourtant que vingt-cinq degrés, mais j’en ai fait le tour lors des semaines précédentes. Ça chauffe mais moins qu’en Gironde où quarante degrés sont annoncés. L’incendie continue à y faire rage (comme on dit), encore un évènement illustrant le productivisme punitif. Celles et ceux qui ont perdu leur maison peuvent remercier les tenants de l’agriculture intensive. Cet alignement de pins n’a rien à voir avec une forêt. Il est semblable à un champ de maïs.
Cette « forêt » est l’un des deux lieux que je détestais traverser lorsque j’avais une voiture, l’autre étant la Beauce. Je me souviens d’une fois, lorsque j’étais bien accompagné, où cette route droite et monotone m’amena à faire un excès de vitesse sanctionné par une amende et une perte de points de permis.
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Le feu aussi à Rouen l’autre semaine à proximité du Son du Cor. Tout un bâtiment à pans de bois a brûlé en pleine nuit, heureusement vide. Il abritait plusieurs appartements Air Bibi. Il n’en reste plus grand-chose. J’ai appris ensuite que le feu a été mis volontairement à un matelas de l’appartement du deuxième par l’un des trois hommes chargés de faire le ménage, celui-ci ayant déjà été impliqué dans un acte de pyromanie, mais que le tribunal l’a relaxé n’ayant pu prouver que c’était bien lui et pas l’un des deux autres. Heureusement que ce trio n’était pas chargé du ménage de l’Air Bibi voisin de mon logis. A Göttingen, nous habitons dans des bûchers pourvus de portes et de fenêtres. écrivait Georg Christoph Lichtenberg. À Rouen aussi.
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Le feu aussi (au sens figuré) dans les librairies françaises. Cet été, elles tombent les unes après les autres : Le Furet du Nord, Decitre, Gibert, Sauramps, etc. Certaines se relèvent diminuées. D’autres sont finies. À Rouen, L’Armitière illustre la maxime selon laquelle la meilleure défense, c’est l’attaque. Des travaux d’agrandissement sont annoncés pour créer un café et un espace dédié aux livres d’occasion.
Le livre d’occasion devient la bouée de sauvetage de la librairie indépendante. Cependant que des bouquinistes déposent le bilan.