En passant rue Saint-Nicolas, j’ai l’œil attiré par un affichage officiel sur la porte cochère de la copropriété avec cour intérieure du numéro Quarante-Neuf. C’est un arrêté municipal de mise en sécurité. L’immeuble a été vidé de ses habitants suite à l’absence de traitement fongicide et insecticide lors de la réhabilitation de mil neuf cent quatre-vingt, à la présence de champignons lignivores et d’insectes xylophages (grosses vrillettes), à un environnement intérieur trop humide (absence de ventilation), etc. Les locataires, dont le versement des loyers est suspendu, ont été relogés. La brocante du rez-de-chaussée est fermée. La liste des copropriétaires, avec leur adresse, est affichée. Mise en demeure leur est faite d’effectuer les travaux nécessaires dans un délai de six mois. C’est signé Jean-Michel Bérégovoy (« en l’absence du Maire »).
Ce qui arrive à cette copropriété pourrait arriver un jour à celle où je suis locataire. J’en constate le piteux état à chaque fois que je lis dans le jardin. Ce mercredi, en mon absence, la pelouse, pourtant desséchée et jaunie, a été tondue et le peu de végétation autour de l’arbre, rasé. C’est ainsi que l’on entretient ce jardin depuis plusieurs années. Pour ce qui est des bâtiments, aucun entretien, ils se délabrent. Des morceaux de façade ont chu. D’autres sont prêts à suivre le même chemin. La fenêtre du grenier au-dessus de l’appartement de ma voisine a perdu deux carreaux qui ont basculé à l’intérieur. Un troisième les a rejoints pendant mon séjour à Douarnenez. La pluie doit donc tomber dans ce grenier (quand elle tombe). Il y a plus d’un an, les nécessaires travaux de réhabilitation ont fait l’objet de devis d’artisans sans qu’aucune suite ne soit donnée. De l’autre côté de cette partie du bâtiment où j’habite, invisible du jardin et de la rue, les murs sont également détériorés. Je l’ai signalé à l’un des entrepreneurs venus faire un devis. « Il faudrait que l’on voie ça avec un drone », m’a-t-il dit. Je ne pense pas que cela ait été suivi d’effet.
Il n’est pas impossible qu’un futur arrêté municipal mettent les copropriétaires dans une situation aussi désastreuse que celles et ceux dont le nom et l’adresse sont affichés sur la porte cochère de la rue Saint-Nicolas et oblige les locataires, dont je suis, à se loger ailleurs.
*
Qui donne son avis sur le conflit entre Israéliens et Palestiniens risque des ennuis. Je m’en garderai bien. Quand même ceci : d’où vient que l’on dise sans cesse « la cause palestinienne » et que l’on ne dise jamais la cause kurde, la cause tibétaine, la cause ouïghoure, la cause basque, la cause kanak, etc.
Ce qui arrive à cette copropriété pourrait arriver un jour à celle où je suis locataire. J’en constate le piteux état à chaque fois que je lis dans le jardin. Ce mercredi, en mon absence, la pelouse, pourtant desséchée et jaunie, a été tondue et le peu de végétation autour de l’arbre, rasé. C’est ainsi que l’on entretient ce jardin depuis plusieurs années. Pour ce qui est des bâtiments, aucun entretien, ils se délabrent. Des morceaux de façade ont chu. D’autres sont prêts à suivre le même chemin. La fenêtre du grenier au-dessus de l’appartement de ma voisine a perdu deux carreaux qui ont basculé à l’intérieur. Un troisième les a rejoints pendant mon séjour à Douarnenez. La pluie doit donc tomber dans ce grenier (quand elle tombe). Il y a plus d’un an, les nécessaires travaux de réhabilitation ont fait l’objet de devis d’artisans sans qu’aucune suite ne soit donnée. De l’autre côté de cette partie du bâtiment où j’habite, invisible du jardin et de la rue, les murs sont également détériorés. Je l’ai signalé à l’un des entrepreneurs venus faire un devis. « Il faudrait que l’on voie ça avec un drone », m’a-t-il dit. Je ne pense pas que cela ait été suivi d’effet.
Il n’est pas impossible qu’un futur arrêté municipal mettent les copropriétaires dans une situation aussi désastreuse que celles et ceux dont le nom et l’adresse sont affichés sur la porte cochère de la rue Saint-Nicolas et oblige les locataires, dont je suis, à se loger ailleurs.
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Qui donne son avis sur le conflit entre Israéliens et Palestiniens risque des ennuis. Je m’en garderai bien. Quand même ceci : d’où vient que l’on dise sans cesse « la cause palestinienne » et que l’on ne dise jamais la cause kurde, la cause tibétaine, la cause ouïghoure, la cause basque, la cause kanak, etc.