Confiné (deux) onze

10 novembre 2020


Pour la dernière étape de mon nouveau parcours médical, je monte l’avenue de la Porte des Champs à l’heure où se pressent les élèves à l’entrée du collège Fontenelle. Cette jeunesse est fort disciplinée, pas un(e) qui ne porte son masque, et correctement.
En haut de la côte, je prends le temps de retrouver mon souffle avant d’entrer chez  mon médecin traitant avec qui j’ai rendez-vous ce lundi.
Quand c’est à moi, je lui présente les conclusions de mon échographie abdominale. Certes mon foie est fatigué, m’explique-t-il, mais rien de grave. « On ne va rien faire », conclut-il. Il ne me propose pas de changer de régime alimentaire, sachant que c’est un conseil que je n’arriverais pas à suivre.
-Est-ce que c’est un problème que mon pancréas n’ait pas été vu, lui demandé-je.
-Quand on le voit bien, c’est souvent mauvais signe, me dit-il. Pourquoi ? Ça vous inquiète ?
-Pas spécialement mais je sais qu’un cancer du pancréas, ça arrive.
-Vous auriez déjà perdu dix kilos, me dit-il.
A la pesée, je n’en ai perdu qu’un et ma tension est, comme d’habitude, on ne peut plus normale.
-Et le moral, comment ça va ? me demande-t-il.
-C’est moyen. Comme pour beaucoup, il me semble. La perspective d’aller de confinement en confinement ne m’enchante pas.
Il me dit qu’il pense qu’après cette deuxième vague les suivantes seront moins fortes car beaucoup de gens auront été en contact avec le virus.
Nous nous quittons sur le constat qu’il s’agit de passer l’hiver.
                                                               *
La bouffonnerie du jour : l’annonce de la candidature de Mélenchon à la prochaine Présidentielle si cent cinquante mille de ses affidé(e)s le lui demandent (« j’ai très bien perdu les deux premières fois, donc je suis le mieux placé pour perdre à nouveau »).