Confiné (quarante-trois)

29 avril 2020


De la pluie (éparse) pour un quarante-troisième jour de confinement privé de jardin. J’en emploie le début à chercher un rendez-vous en radiologie pour une « échographie pelvienne et inguinale ».
Je découvre ainsi que les centres de radiologie de ville sont fermés mais rouvriront peut-être prochainement. Ceux qui se situent dans les cliniques privées sont ouverts mais reçoivent deux fois moins de patients en raison des mesures de désinfection entre deux examens. Cela expliqué toujours au féminin et toujours aimablement.
Finalement, j’obtiens un rendez-vous dans l’une de ces cliniques pour le quinze mai, avec port du masque obligatoire. J’espère en trouver un avant cette date.
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Suite et fin de la réécoute de mes cédés de Christophe : Aimer ce que nous sommes, Comme si la terre penchait, Paradis retrouvé, avec des titres suffisamment expérimentaux pour que je ne les suive que d’une oreille. Le Christophe que j’aime est celui des chansonnettes. Je ne dois pas être le seul car en concert c’est ce qu’il donnait, ainsi en mars deux mille deux à l’Olympia, dernier cédé (double) de lui que je glisse dans ma platine.
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Abandon de mon titre « Nouvelles du front » pour le plus sobre « Confiné » car il faut envisager la suite, plus ou moins déconfiné mais toujours au front, le virus étant encore au coin de la rue.
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Une école devenue facultative et à temps partiel. Des enfants réputés bombes à virus devenus peu contagieux, mais qui devront quand même se tenir à distance. Cette rentrée du onze mai est abracadabrantesque. Certains maires et certains parents la refusent.
Question que je me pose : comment cela se passera-t-il en septembre quand la situation sera vraisemblablement la même qu’en ce moment.
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Les Inrocks nous annonce que le comédien qui a donné sa voix à l’annonce officielle mettant en garde contre le virus n’en peut plus de l’entendre. Un message que je dois avoir entendu plus d’une centaine de fois mais ce n’est qu’en voyant cet extrait écrit : « Alerte coronavirus. Si vous avez de la toux et de la fièvre, vous êtes peut-être malade… », que je trouve étonnant ce « peut-être ».
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C’est le vingt-trois mai mil six cent soixante que Samuel Pepys évoque Rouen dans son Journal : A Rouen, il (le roi Charles II durant son exil consécutif à la prise de pouvoir par Cromwell) avait l’air si misérable que les gens allaient dans les chambres quand il quittait l’auberge, pour voir s’il n’avait rien volé.