À entendre la pluie tomber sur le toit à mon réveil, je me dis que j’aurais été bien inspiré hier d’annuler mon voyage à Paris. Il est trop tard. Aussi je me rends comme chaque mercredi à la Gare.
J’y trouve Alain Rault, aka le Playboy Communiste, énervé. Il invective quelqu’un qui l’a mal regardé. Il faut dire que, pour qui ne le connaît pas, il y a de quoi s’inquiéter à le voir déambuler, hirsute et vêtu de son éternelle couverture, celle-ci couvrant partiellement un torse dénudé.
Descendu sur le quai Deux, j’attends le coutumier train Nomad de sept heures vingt-six venant du Havre en compagnie des habituels et des inhabituels quand un message l’annonce avec un retard de dix minutes en raison d’un « dérangement ». Au bout de ces dix minutes, ce retard est allongé de trente minutes. La chute d’un arbre en serait la cause. Nous sommes invités à prendre le train omnibus qui stationne voie Trois et devrait partir dans dix minutes.
Un grand mouvement de foule s’ensuit. Comme j’étais au début du quai Deux, je suis l’un des derniers arrivés au quai Trois et constate que ce train omnibus est déjà blindé. Je renonce à y monter, n’ayant pas envie de voyager dans de mauvaises conditions, voire même debout. J’attends donc que mon train habituel soit affiché.
Il ne le sera pas. Un nouveau message annonce que tous les trains en provenance du Havre et de Dieppe sont bloqués vers Malaunay. La situation ne redeviendra normale que vers midi. L’omnibus suivant au départ de Rouen est déjà complet. En conséquence, je renonce à mon escapade parisienne.
Avant de quitter la Gare, je passe au guichet demander si je peux être remboursé. « Pour l’aller, ce n’est pas possible », me dit l’aimable guichetière. Elle n’est pas en capacité de rembourser un billet après l’heure officielle de départ d’un train. Il me faudra faire une réclamation sur le site des trains Nomad. En revanche, elle me fait un remboursement pour le train du retour.
De retour à la maison, je fais le nécessaire bien que peu confiant sur la possibilité d’être satisfait, d’autant qu’on me demande de télécharger une photographie de mon billet et que celle faite avec mon appareil numérique est trop lourde et donc refusée. Qui verra vivra, comme écrivait George Perros.
*
Pendant que j’y suis (comme on dit), la Senecefe mettant en vente ce mercredi depuis l’aube ses billets pour l’été, et jusqu’au mois de décembre, je réserve mes allers et retours de juillet et août. Il ne faut pas traîner, les prix risquent d’augmenter à cause de la guerre au Moyen-Orient. Déjà, il y a quelque semaines le Rouen Paris avec carte de vieux est passé de sept euros soixante-dix à huit euros quarante.
J’y trouve Alain Rault, aka le Playboy Communiste, énervé. Il invective quelqu’un qui l’a mal regardé. Il faut dire que, pour qui ne le connaît pas, il y a de quoi s’inquiéter à le voir déambuler, hirsute et vêtu de son éternelle couverture, celle-ci couvrant partiellement un torse dénudé.
Descendu sur le quai Deux, j’attends le coutumier train Nomad de sept heures vingt-six venant du Havre en compagnie des habituels et des inhabituels quand un message l’annonce avec un retard de dix minutes en raison d’un « dérangement ». Au bout de ces dix minutes, ce retard est allongé de trente minutes. La chute d’un arbre en serait la cause. Nous sommes invités à prendre le train omnibus qui stationne voie Trois et devrait partir dans dix minutes.
Un grand mouvement de foule s’ensuit. Comme j’étais au début du quai Deux, je suis l’un des derniers arrivés au quai Trois et constate que ce train omnibus est déjà blindé. Je renonce à y monter, n’ayant pas envie de voyager dans de mauvaises conditions, voire même debout. J’attends donc que mon train habituel soit affiché.
Il ne le sera pas. Un nouveau message annonce que tous les trains en provenance du Havre et de Dieppe sont bloqués vers Malaunay. La situation ne redeviendra normale que vers midi. L’omnibus suivant au départ de Rouen est déjà complet. En conséquence, je renonce à mon escapade parisienne.
Avant de quitter la Gare, je passe au guichet demander si je peux être remboursé. « Pour l’aller, ce n’est pas possible », me dit l’aimable guichetière. Elle n’est pas en capacité de rembourser un billet après l’heure officielle de départ d’un train. Il me faudra faire une réclamation sur le site des trains Nomad. En revanche, elle me fait un remboursement pour le train du retour.
De retour à la maison, je fais le nécessaire bien que peu confiant sur la possibilité d’être satisfait, d’autant qu’on me demande de télécharger une photographie de mon billet et que celle faite avec mon appareil numérique est trop lourde et donc refusée. Qui verra vivra, comme écrivait George Perros.
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Pendant que j’y suis (comme on dit), la Senecefe mettant en vente ce mercredi depuis l’aube ses billets pour l’été, et jusqu’au mois de décembre, je réserve mes allers et retours de juillet et août. Il ne faut pas traîner, les prix risquent d’augmenter à cause de la guerre au Moyen-Orient. Déjà, il y a quelque semaines le Rouen Paris avec carte de vieux est passé de sept euros soixante-dix à huit euros quarante.