« Je pense qu’elle ne se représentera pas », me disait il y a quelques semaines l’un de mes fidèles lecteurs avec qui je prenais un café au Bistrot des Carmes non loin de la statue de Gustave Flaubert. J’étais, quant à moi, persuadé du contraire. « C’est son emploi, lui ai-je dit, il faut bien qu’elle gagne sa vie. » « Si elle est sur la liste, avais-je ajouté, je n’irai pas voter. »
J’avais raison. Marie-Andrée Malleville est de nouveau candidate à l’Election Municipale rouennaise mais, réflexion faite, ce dimanche matin, plutôt que de m’abstenir, avant de sortir de chez moi je glisse dans ma poche le bulletin de vote au nom de la liste « Fiers de Rouen » conduite par Nicolas Mayer-Rossignol, Socialiste, Maire sortant, bulletin sur lequel j’ai barré d’une croix le nom de Marie-Andrée Malleville. En septembre deux mille vingt, cette femme a pris pour argent comptant une lettre délirante écrite par un esprit dérangé et signée de mon nom qu’avait reçu et publié sur le réseau social Effe Bé ce grand naïf de David Bobée. Ce qui m’a valu une floppée d’injures, y compris de prétendus amis comme Arnaud Caquelard et Marie-Andrée Malleville. Quand j’ai appris à cette dernière que j’étais victime d’une usurpation d’identité, plutôt que de s’excuser, elle a continué à m’insulter : « Non tu n’es pas raciste ni homophobe mais on peut t’imaginer pousser l’aigreur jusque-là...désolée de penser cela. Tu as le potentiel à pousser le bouchon trop loin. J’y ai cru. Et les autres aussi. » « Ce qui se passe ici, tu en as semé les graines. Mais sois assuré que chaque personne concernée saura que tu n’es ni raciste ni homophobe, juste un brun (sic) sociopathe. D’où la méprise. »
La pendule du Lycée Camille Saint-Saëns marque huit heures dix lorsque je traverse la cour en diagonale après avoir salué le vigile de l’entrée. Mon bureau de vote est le Quarante et Un. Je donne ma carte d’identité et ma carte d’électeur à la jeune femme qui se tient derrière la table sur laquelle sont alignés les bulletins de vote. Elle me les rend avec une enveloppe marron destinée à recevoir mon bulletin de vote. Dans l’isoloir, je glisse celui-ci dans celle-là. Je donne mes deux cartes au président du bureau de vote. Il appelle mon numéro. Une des assesseures dit à quel nom ça correspond. C’est bien le mien. « A voté », annonce l’homme. Je signe et récupère mes papiers en me disant que la présence d’un homme debout comme président du bureau entouré de quatre femmes assises pour assesseures ne donne pas une image particulièrement féministe de la ville de Rouen. Il est huit heures quinze lorsque je sors du Lycée.
*
Au dépouillement, mon vote ira dans la pile des bulletins nuls. La nullité, c’est ce qui caractérise l’action municipale de celle dont j’ai barré le nom, Adjointe à la Culture et donc comptable des deux gros fiascos du mandat qui se termine : l’échec de la ville à être désignée Capitale Européenne de la Culture et l’abandon de Quatorze Juillet, « un projet culturel et artistique d'envergure internationale » confié à Thomas Jolly, qui devait avoir lieu l’an dernier sur la presqu’île Rollet.
*
Le résultat de ce premier tour est sans appel :
Nicolas Mayer-Rossignol obtient un peu plus de quarante-cinq pour cent des voix avec sa liste d'Union de la Gauche, le sondage lui en promettait quarante-deux, Marine Caron, Centristes de Droite et Droitistes associés, presque vingt-cinq pour cent, le sondage (qu’elle contestait) lui en promettait vingt-six, Maxime Da Silva, La France Insoumise, un peu plus de quatorze pour cent, le sondage (qu’il contestait) lui en promettait quinze, Grégoire Houdan, Rassemblement National, un peu plus de treize pour cent, le sondage lui en promettait quinze, les trois autres candidats, des broutilles, comme prévu par le sondage.
Moralité : contester un sondage qui ne vous est pas favorable ne permet pas de modifier la réalité.
J’avais raison. Marie-Andrée Malleville est de nouveau candidate à l’Election Municipale rouennaise mais, réflexion faite, ce dimanche matin, plutôt que de m’abstenir, avant de sortir de chez moi je glisse dans ma poche le bulletin de vote au nom de la liste « Fiers de Rouen » conduite par Nicolas Mayer-Rossignol, Socialiste, Maire sortant, bulletin sur lequel j’ai barré d’une croix le nom de Marie-Andrée Malleville. En septembre deux mille vingt, cette femme a pris pour argent comptant une lettre délirante écrite par un esprit dérangé et signée de mon nom qu’avait reçu et publié sur le réseau social Effe Bé ce grand naïf de David Bobée. Ce qui m’a valu une floppée d’injures, y compris de prétendus amis comme Arnaud Caquelard et Marie-Andrée Malleville. Quand j’ai appris à cette dernière que j’étais victime d’une usurpation d’identité, plutôt que de s’excuser, elle a continué à m’insulter : « Non tu n’es pas raciste ni homophobe mais on peut t’imaginer pousser l’aigreur jusque-là...désolée de penser cela. Tu as le potentiel à pousser le bouchon trop loin. J’y ai cru. Et les autres aussi. » « Ce qui se passe ici, tu en as semé les graines. Mais sois assuré que chaque personne concernée saura que tu n’es ni raciste ni homophobe, juste un brun (sic) sociopathe. D’où la méprise. »
La pendule du Lycée Camille Saint-Saëns marque huit heures dix lorsque je traverse la cour en diagonale après avoir salué le vigile de l’entrée. Mon bureau de vote est le Quarante et Un. Je donne ma carte d’identité et ma carte d’électeur à la jeune femme qui se tient derrière la table sur laquelle sont alignés les bulletins de vote. Elle me les rend avec une enveloppe marron destinée à recevoir mon bulletin de vote. Dans l’isoloir, je glisse celui-ci dans celle-là. Je donne mes deux cartes au président du bureau de vote. Il appelle mon numéro. Une des assesseures dit à quel nom ça correspond. C’est bien le mien. « A voté », annonce l’homme. Je signe et récupère mes papiers en me disant que la présence d’un homme debout comme président du bureau entouré de quatre femmes assises pour assesseures ne donne pas une image particulièrement féministe de la ville de Rouen. Il est huit heures quinze lorsque je sors du Lycée.
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Au dépouillement, mon vote ira dans la pile des bulletins nuls. La nullité, c’est ce qui caractérise l’action municipale de celle dont j’ai barré le nom, Adjointe à la Culture et donc comptable des deux gros fiascos du mandat qui se termine : l’échec de la ville à être désignée Capitale Européenne de la Culture et l’abandon de Quatorze Juillet, « un projet culturel et artistique d'envergure internationale » confié à Thomas Jolly, qui devait avoir lieu l’an dernier sur la presqu’île Rollet.
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Le résultat de ce premier tour est sans appel :
Nicolas Mayer-Rossignol obtient un peu plus de quarante-cinq pour cent des voix avec sa liste d'Union de la Gauche, le sondage lui en promettait quarante-deux, Marine Caron, Centristes de Droite et Droitistes associés, presque vingt-cinq pour cent, le sondage (qu’elle contestait) lui en promettait vingt-six, Maxime Da Silva, La France Insoumise, un peu plus de quatorze pour cent, le sondage (qu’il contestait) lui en promettait quinze, Grégoire Houdan, Rassemblement National, un peu plus de treize pour cent, le sondage lui en promettait quinze, les trois autres candidats, des broutilles, comme prévu par le sondage.
Moralité : contester un sondage qui ne vous est pas favorable ne permet pas de modifier la réalité.