Un pan-bagnat au poulet et une croustade pour dix euros, c’est ce que je me procure ce dimanche à sept heures à Secrets de Pains où je petit-déjeune à mon habitude. Faute de bus avant huit heures, je rejoins à pied la Gare Multimodale. J’y prends le car liO Cinq Cent Quarante de huit heures dix à destination de Port-Vendres avec pour voisine d’outre couloir une moustachue qui parle toute seule. En banlieue de Perpignan montent une dizaine de jeunes Noir(e)s que je suppose travailler dans les cuisines des restaurants de la Côte Vermeille.
Un seul arrêt à Port-Vendres, en haut du bourg, en raison de la deuxième édition d’« Escale à Port-Vendres », un rassemblement de vieux gréements à la manière de l’Armada de Rouen en plus modeste. Il me faut descendre par la route jusqu’au vaste Port. Il a beau être tôt, il y a déjà trop de monde à mon goût. Néanmoins, je fais le tour. Outre le Belem et ses collègues qui sont là pour quatre jours et que l’on peut visiter en payant dix euros, à Port-Vendres sont amarrés de façon permanente de bons gros bateaux de pêche et d’imposants navires industriels, ce qui me contente.
Après avoir rebroussé chemin, je demande aux Sauveteurs en Mer où démarre le sentier côtier qui mène à Collioure, que j’ai déjà emprunté lors de mon séjour ici. « Vous verrez la Vierge et après vous suivrez », me dit l’une. « Sans jeu de mots », ajoute-t-elle.
Je ne vois pas cette Vierge mais avec l’aide d’une habitante qui me dit que le sentier de randonnée est officiellement interdit sur toute sa longueur entre Argelès et Cerbère depuis les fortes pluies des mois passés mais que rien n’empêche de le prendre, je trouve la pancarte qui indique la direction et quatre kilomètres à faire (un de plus que dans mon souvenir). Le chemin caillouteux et qui monte fort au début est rude pour un vieux comme moi. J’atteins le Fort de la Mauresque qui surveillait la Méditerranée puis je suis le bord de la côte, bénéficiant de la vue sur des grands voiliers sortis en mer. Pour une fois, je croise quelques autres marcheurs et marcheuses. Soudain, Collioure m’apparaît mais elle est encore loin. Peu après, à bâbord, j’ai une dernière vision du Port de Port-Vendres. Plus que deux kilomètres, m’annonce un écriteau. Heureusement, c’est devenu à peu près plat. Encore que je doive descendre quelques marches dangereuses. J’arrive dans une crique à plage non surveillée où un banc me donne l’ordre de m’asseoir.
Bien qu’il ne soit qu’onze heures trente, je sors mon repas du sac. Je me débrouille assez bien avec le pan-bagnat mais m’en mets plein les doigts de la compote de pommes de la croustade. Sur la plage une femme apprend à ses deux enfants comment on ramasse les déchets. Une autre femme nage un moment puis s’allonge sur le sable offrant ses seins au soleil et à mon regard. J’ai aussi une très belle vue sur Collioure et son clocher phallique qui à midi carillonne de façon orgasmique.
Ensuite le chemin, c’est essentiellement la route. Fatigué comme je suis, ça ne me dérange pas, d’autant que ça descend. Arrivé à Collioure, je m’installe à la première terrasse, celle du Saint-Elme, pour un café bien mérité et un verre d’eau bien fraîche. J’ajoute, un peu plus tard, un diabolo menthe. Ça fait cinq euros quatre-vingts. Je suis incapable de bouger, ni même de lire, jusqu’à l’heure du car liO du retour.
Ce car de quatorze heures trente-neuf est attendu par pas mal de monde. Il est malheureusement en retard d’un bon quart d’heure, ce qui fait qu’en cours de route une pluie légèrement orageuse lui tombe dessus et que je ne suis pas épargné à l’arrivée quand je rejoins mon logis Air Bibi.
Un seul arrêt à Port-Vendres, en haut du bourg, en raison de la deuxième édition d’« Escale à Port-Vendres », un rassemblement de vieux gréements à la manière de l’Armada de Rouen en plus modeste. Il me faut descendre par la route jusqu’au vaste Port. Il a beau être tôt, il y a déjà trop de monde à mon goût. Néanmoins, je fais le tour. Outre le Belem et ses collègues qui sont là pour quatre jours et que l’on peut visiter en payant dix euros, à Port-Vendres sont amarrés de façon permanente de bons gros bateaux de pêche et d’imposants navires industriels, ce qui me contente.
Après avoir rebroussé chemin, je demande aux Sauveteurs en Mer où démarre le sentier côtier qui mène à Collioure, que j’ai déjà emprunté lors de mon séjour ici. « Vous verrez la Vierge et après vous suivrez », me dit l’une. « Sans jeu de mots », ajoute-t-elle.
Je ne vois pas cette Vierge mais avec l’aide d’une habitante qui me dit que le sentier de randonnée est officiellement interdit sur toute sa longueur entre Argelès et Cerbère depuis les fortes pluies des mois passés mais que rien n’empêche de le prendre, je trouve la pancarte qui indique la direction et quatre kilomètres à faire (un de plus que dans mon souvenir). Le chemin caillouteux et qui monte fort au début est rude pour un vieux comme moi. J’atteins le Fort de la Mauresque qui surveillait la Méditerranée puis je suis le bord de la côte, bénéficiant de la vue sur des grands voiliers sortis en mer. Pour une fois, je croise quelques autres marcheurs et marcheuses. Soudain, Collioure m’apparaît mais elle est encore loin. Peu après, à bâbord, j’ai une dernière vision du Port de Port-Vendres. Plus que deux kilomètres, m’annonce un écriteau. Heureusement, c’est devenu à peu près plat. Encore que je doive descendre quelques marches dangereuses. J’arrive dans une crique à plage non surveillée où un banc me donne l’ordre de m’asseoir.
Bien qu’il ne soit qu’onze heures trente, je sors mon repas du sac. Je me débrouille assez bien avec le pan-bagnat mais m’en mets plein les doigts de la compote de pommes de la croustade. Sur la plage une femme apprend à ses deux enfants comment on ramasse les déchets. Une autre femme nage un moment puis s’allonge sur le sable offrant ses seins au soleil et à mon regard. J’ai aussi une très belle vue sur Collioure et son clocher phallique qui à midi carillonne de façon orgasmique.
Ensuite le chemin, c’est essentiellement la route. Fatigué comme je suis, ça ne me dérange pas, d’autant que ça descend. Arrivé à Collioure, je m’installe à la première terrasse, celle du Saint-Elme, pour un café bien mérité et un verre d’eau bien fraîche. J’ajoute, un peu plus tard, un diabolo menthe. Ça fait cinq euros quatre-vingts. Je suis incapable de bouger, ni même de lire, jusqu’à l’heure du car liO du retour.
Ce car de quatorze heures trente-neuf est attendu par pas mal de monde. Il est malheureusement en retard d’un bon quart d’heure, ce qui fait qu’en cours de route une pluie légèrement orageuse lui tombe dessus et que je ne suis pas épargné à l’arrivée quand je rejoins mon logis Air Bibi.