Faute de car liO pour aller à Cerbère le matin, c’est avec le train liO de sept heures cinquante-cinq pour Port-Bou que je m’y rends ce mardi, mon billet à cinq euros, acheté à Prades hier matin, en poche. Je suis dans la voiture des bicyclistes. L’un d’eux, après avoir accroché son engin, y attache son bagage avec un antivol puis s’endort. Partis sous un ciel gris, nous arrivons sous un ciel bleu.
Je retrouve avec joie le tunnel entièrement graffé et glauque à souhait qui permet de descendre directement de la Gare à la Méditerranée. C’est jour de petit marché le long de la plage de cailloux. Tous les commerces du front de mer sont fermés, hormis la boulangerie.
Je monte la pente aux arcades afin de revoir sans tarder l’Hôtel Le Belvédère du Rayon Vert. C’est la première construction en béton armé au monde, de style « paquebot » art déco. Il a été édifié entre mil neuf cent vingt-huit et trente-deux sur les plans de l'architecte perpignanais Léon Baille à destination des touristes devant attendre l'obtention d'un visa pour entrer en Espagne et le changement d'essieux de leur train. Il comprenait une salle de restaurant avec vue panoramique, une salle de cinéma, un casino, un salon de lecture, une scène de théâtre à l'italienne et un court de tennis sur le toit terrasse. Aujourd’hui il vivote. Certaines chambres, transformées en appartements, sont ouvertes à la location et on peut le privatiser en partie. Devant sont malheureusement garés deux voitures qui nuisent aux photos que j’en fais.
Continuant sur ma lancée, je vais voir s’il y a un chemin de randonnée qui me permettrait de suivre un peu la côte et ses découpures. Il y en a un mais fermement interdit et barré.
Redescendu, je marche jusqu’au bout de la digue afin de voir le bourg dans son ensemble et je me demande où pouvoir prendre un café et ultérieurement déjeuner car l’Hôtel de la Plage que j’ai fréquenté autrefois est fermé. Je cherche dans les rues intérieures mais que dalle. Un autochtone sortant d’une banque m’indique de quoi me sauver, un café restaurant, Le Coba, sur la montée vers l’Espagne après l’école de plongée.
J’entre dans une salle à demi enterrée mais avec des baies vitrées donnant sur la mer. Il ne reste qu’une seule table libre. Les autres sont occupées par des locaux qui discutent entre eux de sujets aussi intéressants que le tiercé, le chien de l’un d’eux ou le temps incertain. Je bois un allongé verre d’eau à deux euros et réserve une table pour midi.
Le Coba, ça veut dire la grotte, il y en a une dans le rocher en dessous, apprends-je un peu plus tard et par hasard d’hommes du pays qui, comme moi, regardent l’amarrage d’un voilier traditionnel. Ce bateau est doté d’une voile latine, apprends-je également.
À midi, lorsque je reviens au Coba, je suis déçu. Il n’y a que des plats à la carte, chers et peu attrayants. Je me contente, dans la partie snack, d’un poulet à la catalane avec frites industrielles à treize euros cinquante. Comme compensation, j’ai la vue sur le large et sur l’Hôtel Le Belvédère du Rayon Vert. « À Cerbère, il n’y a pas grand-chose à faire », dit la femme du couple assis derrière moi.
Mon dessert est une part de flan que j’achète à la boulangerie juste avant qu’elle ne ferme, avec un café servi dans un petit carton, quatre euros dix. Je consomme cela sur une des tables de trottoir en assistant au démontage du marché.
Pour le retour, il y a le car liO de quatorze heures. Il me permet de voir toute la Côte Vermeille par la corniche et, une dernière fois, ses jolies stations balnéaires : Banyuls, Port-Vendres et Collioure. Au large des deux dernières mouillent deux énormes voiliers blancs de croisière à cinq mâts.
*
Rentré, je me débarrasse des fiches horaires des bus Sankeo et des cars liO. Pour mon dernier jour à Perpignan, je resterai en ville.
Je retrouve avec joie le tunnel entièrement graffé et glauque à souhait qui permet de descendre directement de la Gare à la Méditerranée. C’est jour de petit marché le long de la plage de cailloux. Tous les commerces du front de mer sont fermés, hormis la boulangerie.
Je monte la pente aux arcades afin de revoir sans tarder l’Hôtel Le Belvédère du Rayon Vert. C’est la première construction en béton armé au monde, de style « paquebot » art déco. Il a été édifié entre mil neuf cent vingt-huit et trente-deux sur les plans de l'architecte perpignanais Léon Baille à destination des touristes devant attendre l'obtention d'un visa pour entrer en Espagne et le changement d'essieux de leur train. Il comprenait une salle de restaurant avec vue panoramique, une salle de cinéma, un casino, un salon de lecture, une scène de théâtre à l'italienne et un court de tennis sur le toit terrasse. Aujourd’hui il vivote. Certaines chambres, transformées en appartements, sont ouvertes à la location et on peut le privatiser en partie. Devant sont malheureusement garés deux voitures qui nuisent aux photos que j’en fais.
Continuant sur ma lancée, je vais voir s’il y a un chemin de randonnée qui me permettrait de suivre un peu la côte et ses découpures. Il y en a un mais fermement interdit et barré.
Redescendu, je marche jusqu’au bout de la digue afin de voir le bourg dans son ensemble et je me demande où pouvoir prendre un café et ultérieurement déjeuner car l’Hôtel de la Plage que j’ai fréquenté autrefois est fermé. Je cherche dans les rues intérieures mais que dalle. Un autochtone sortant d’une banque m’indique de quoi me sauver, un café restaurant, Le Coba, sur la montée vers l’Espagne après l’école de plongée.
J’entre dans une salle à demi enterrée mais avec des baies vitrées donnant sur la mer. Il ne reste qu’une seule table libre. Les autres sont occupées par des locaux qui discutent entre eux de sujets aussi intéressants que le tiercé, le chien de l’un d’eux ou le temps incertain. Je bois un allongé verre d’eau à deux euros et réserve une table pour midi.
Le Coba, ça veut dire la grotte, il y en a une dans le rocher en dessous, apprends-je un peu plus tard et par hasard d’hommes du pays qui, comme moi, regardent l’amarrage d’un voilier traditionnel. Ce bateau est doté d’une voile latine, apprends-je également.
À midi, lorsque je reviens au Coba, je suis déçu. Il n’y a que des plats à la carte, chers et peu attrayants. Je me contente, dans la partie snack, d’un poulet à la catalane avec frites industrielles à treize euros cinquante. Comme compensation, j’ai la vue sur le large et sur l’Hôtel Le Belvédère du Rayon Vert. « À Cerbère, il n’y a pas grand-chose à faire », dit la femme du couple assis derrière moi.
Mon dessert est une part de flan que j’achète à la boulangerie juste avant qu’elle ne ferme, avec un café servi dans un petit carton, quatre euros dix. Je consomme cela sur une des tables de trottoir en assistant au démontage du marché.
Pour le retour, il y a le car liO de quatorze heures. Il me permet de voir toute la Côte Vermeille par la corniche et, une dernière fois, ses jolies stations balnéaires : Banyuls, Port-Vendres et Collioure. Au large des deux dernières mouillent deux énormes voiliers blancs de croisière à cinq mâts.
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Rentré, je me débarrasse des fiches horaires des bus Sankeo et des cars liO. Pour mon dernier jour à Perpignan, je resterai en ville.