Rouen, reprise de contact

7 juillet 2022


De retour au U Express de l’Hôtel de Ville ce mercredi matin, je constate que les prix ont continué d’augmenter pendant mon absence (le stèque haché vaut maintenant le double d’il y a quelques mois) et que les rayons sont maigrement fournis. Je trouve quand même de quoi assurer ma survie.
L’après-midi je passe de la terrasse du Son du Cor à celle du Sacre où je dois me mettre à l’ombre. Il fait presque trop chaud en Normandie. Je suis peut-être fait pour le climat brestois, bien que j’en aie rapporté une toux persistante. Ce glandage me permet de lire Avec Bas Jan Ader en diagonale, car la façon qu’a Thomas Giraud d’évoquer en le tutoyant la vie de l’artiste de la chute et sa mort dans ce qui fut sa dernière performance, la traversée de l’Atlantique sur un petit bateau pas fait pour ça, ne me convainc pas.
En ville, de nouveaux commerces et restaurants ont ouvert et l’Hôtel d’Angleterre a fermé pour proxénétisme. Je ne pense pas avoir manqué grand-chose. Quand même, je regrette de ne pas avoir été là pour la traversée de la Seine du funambule Nathan Paulin sur son fil reliant la Cathédrale à la Tour des Archives. J’aime faire le badaud à ce genre d’exploit et ça m’aurait intéressé d’assister aux préparatifs, de savoir comment on fait pour attacher le fil aux deux extrémités.
Maintenant vont commencer les routinières Terrasses du Jeudi du mois de juillet. Le programme de ces concerts gratuits ne me poussera pas à y assister.
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Entendu dans la rue :
« Un enfant ça coûte de l’argent, et avec tout ce qui se passe là, comment ça augmente… »