Enfin trouvé une boulangerie digne de ce nom, un peu plus haut sur le cours Lafayette, nommée Les Palets d’Or, ouverte tous les jours sauf le dimanche après-midi, me dit son aimable patronne. Le pain au chocolat est à un euro vingt-cinq. Il me convient. Le ciel est bleu mais le vent souffle un peu sur la terrasse du Maryland ce mardi matin. L’orage est annoncé, si ce n’est pas pour ce soir, ce sera demain.
L’orage social lui ne semble pas avoir atteint Toulon ou alors je n’étais pas au bon endroit. Aujourd’hui, en France, grosse journée de manifestations lycéennes soutenues par les syndicats. Le monde semble partagé en deux. Il y a ceux qui dénoncent les violences des lycéens (ou d’autres) et ceux qui dénoncent les violences des Policiers. Tel qui montre sa vidéo de lycéens assiégeant des Policiers à l’entrée d’une station de métro parisienne ne montrera jamais une vidéo de Policiers tabassant des lycéens. Je ne soutiens pas la violence de certains insurgés et je n’oublie jamais que la majorité des Policiers et des Gendarmes votent Le Pen depuis longtemps (c’est la fête pour eux).
Ce matin, je vais me poster devant le Stade Mayol où se pratique la religion du rugby (ne pas plaisanter avec ça ici). J’y attends le bus Trois, terminus Le Mourillon, le quartier typique de Toulon où sont ses plages. À ma descente, je rejoins le bord de mer et vais d’anse en anse. Certains humains se baignent. D’autres ont un cours collectif de yoga. Me voici arrivé au Fort Saint-Louis. Le bar tabac La Réserve est toujours là avec sa terrasse surélevée qui donne vue sur le large où croisent des navires militaires, sur la presqu’île de Saint-Mandrier qu’occupent en partie les militaires et sur une moitié du Fort qui est occupé par les militaires. Je commande un café verre d’eau à un euro quatre-vingt-dix et sort Léautaud. L’excuse douteuse de celui-ci dans une lettre à Marcel Schwob : Je vous aurais écrit hier si je n’avais pas été obligé d’aller à un enterrement en banlieue.
De retour en centre-ville, je déjeune chez Côté Cochon de cochon à la broche réchauffé dans son jus avec écrasé de pommes de terre. Je suis content de remanger ce plat du jour de tous les jours de l’année dans cette cour intérieure un peu cachée.
Je descends ensuite la rue d’Alger jusqu’au bas pour rejoindre la Gare Maritime et embarque sur le premier bateau bus pour Tamaris et Les Sablettes. À l’arrivée aux Sablettes, je termine mon repas sur un banc du Parc Fernand-Braudel avec la tarte aux abricots à trois euros vingt achetée aux Palets d’Or puis direction la terrasse du Prôvence Plage, où ça souffle, pour boire un café et lire un peu des lettres de Léautaud. Aujourd’hui, l’endroit est garanti sans mouches énervantes, elles sont balayées par le vent.
*
Face aux anciennes Halles, une bouquinerie sans nom. Sa porte est ouverte sur la place, des présentoirs installés à l’extérieur. Cela n’empêche pas la bouquiniste d’accrocher un panonceau « Magasin ouvert », ce qui dénote un certain désarroi.
*
Sur le dos du ticheurte d’un homme à La Réserve : Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginée. Henry James.
*
Au tour d’Hélène Hazera de mourir, cette transsexuelle révolutionnaire que je lisais avec plaisir dans Libération puis écoutais avec plaisir sur France Culture. J’aimais bien sa voix et partageais son goût pour la chansonnette francophone.
*
Sur la pancarte d’une lycéenne de Rouen : « Recyclez vos déchets, n’en faites pas nos ministres ».
L’orage social lui ne semble pas avoir atteint Toulon ou alors je n’étais pas au bon endroit. Aujourd’hui, en France, grosse journée de manifestations lycéennes soutenues par les syndicats. Le monde semble partagé en deux. Il y a ceux qui dénoncent les violences des lycéens (ou d’autres) et ceux qui dénoncent les violences des Policiers. Tel qui montre sa vidéo de lycéens assiégeant des Policiers à l’entrée d’une station de métro parisienne ne montrera jamais une vidéo de Policiers tabassant des lycéens. Je ne soutiens pas la violence de certains insurgés et je n’oublie jamais que la majorité des Policiers et des Gendarmes votent Le Pen depuis longtemps (c’est la fête pour eux).
Ce matin, je vais me poster devant le Stade Mayol où se pratique la religion du rugby (ne pas plaisanter avec ça ici). J’y attends le bus Trois, terminus Le Mourillon, le quartier typique de Toulon où sont ses plages. À ma descente, je rejoins le bord de mer et vais d’anse en anse. Certains humains se baignent. D’autres ont un cours collectif de yoga. Me voici arrivé au Fort Saint-Louis. Le bar tabac La Réserve est toujours là avec sa terrasse surélevée qui donne vue sur le large où croisent des navires militaires, sur la presqu’île de Saint-Mandrier qu’occupent en partie les militaires et sur une moitié du Fort qui est occupé par les militaires. Je commande un café verre d’eau à un euro quatre-vingt-dix et sort Léautaud. L’excuse douteuse de celui-ci dans une lettre à Marcel Schwob : Je vous aurais écrit hier si je n’avais pas été obligé d’aller à un enterrement en banlieue.
De retour en centre-ville, je déjeune chez Côté Cochon de cochon à la broche réchauffé dans son jus avec écrasé de pommes de terre. Je suis content de remanger ce plat du jour de tous les jours de l’année dans cette cour intérieure un peu cachée.
Je descends ensuite la rue d’Alger jusqu’au bas pour rejoindre la Gare Maritime et embarque sur le premier bateau bus pour Tamaris et Les Sablettes. À l’arrivée aux Sablettes, je termine mon repas sur un banc du Parc Fernand-Braudel avec la tarte aux abricots à trois euros vingt achetée aux Palets d’Or puis direction la terrasse du Prôvence Plage, où ça souffle, pour boire un café et lire un peu des lettres de Léautaud. Aujourd’hui, l’endroit est garanti sans mouches énervantes, elles sont balayées par le vent.
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Face aux anciennes Halles, une bouquinerie sans nom. Sa porte est ouverte sur la place, des présentoirs installés à l’extérieur. Cela n’empêche pas la bouquiniste d’accrocher un panonceau « Magasin ouvert », ce qui dénote un certain désarroi.
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Sur le dos du ticheurte d’un homme à La Réserve : Il est temps de vivre la vie que tu t’es imaginée. Henry James.
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Au tour d’Hélène Hazera de mourir, cette transsexuelle révolutionnaire que je lisais avec plaisir dans Libération puis écoutais avec plaisir sur France Culture. J’aimais bien sa voix et partageais son goût pour la chansonnette francophone.
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Sur la pancarte d’une lycéenne de Rouen : « Recyclez vos déchets, n’en faites pas nos ministres ».