Ce mardi, je choisis de rejoindre Le Brusc dans l’espoir que l’île du Grand Gaou sera cette fois accessible. Pour cela, je prends le bateau bus pour La Seyne dans lequel je voyage à l’arrière près d’un chef jardinier du Sénat qui sera à la retraite dans dix-huit mois (« À soixante-cinq ans, tout cassé » dit-il) puis le bus Quatre-Vingt-Sept jusqu’à son terminus.
La barrière est ouverte à l’entrée du pont de bois et de béton. Je fais tranquillement le tour de ce Grand Gaou où l’on trouve une lance à incendie tous les cinquante mètres (l’accès est interdit en été). C’est une succession de belles pointes rocheuses dans une végétation déformée par les vents. D’un côté, la vue est sur l’île des Embiez et sa tour, un vaste territoire privé ayant appartenu à Paul Ricard. De l’autre côté, la vue est sur le second versant du Cap Sicié, sans les Deux Frères. Je croise peu de monde sur les sentiers.
Les familles avec leurs enfants et leurs chiens arrivent quand j’en ai terminé. Il est dix heures. J’aperçois un bus en attente. Il part sept minutes plus tard. J’en descends à La Seyne Centre. Cinq minutes après arrive un bus Quatre-Vingt-Trois avec lequel je rejoins Les Sablettes.
Il est onze heures quand je m’installe sur un banc de la promenade avec Léautaud. Des grand-mères qui ont leurs petits-enfants en garde pour les vacances passent leur temps à envoyer des photos à leurs mères. Toujours la même histoire : « Si je te dis stop et que tu continues, c’est pas la peine ! » et le retour des petites mouches énervantes.
La vie est une fête m’accueille en terrasse pour la terrine de cochon maison pain de campagne, la volaille au chorizo frites maison salade et la poire pochée fromage blanc cacahuètes. Dans mon dos, une tablée d’internes fête la fin de leur stage en gériatrie, un garçon et sept filles. Je ne les vois pas mais j’ai droit à leur conversation qui se résume à une succession de plaisanteries. Pourquoi donc ces filles ont-elles un rire bête ? À côté, la Boutique de Plage affiche « Entrée interdite aux mineurs non accompagnés ».
Mon café est sans histoire à la terrasse du Prôvence Plage, hormis le passage du porteur de ticheurte de beauf du jour : « Un Michel ne vieillit pas, il prend de la valeur ». Mon voisin de table, un pompier en vacances avec femme et enfants, l’arrête pour le photographier. « J’ai un copain qui s’appelle Michel, je vais lui envoyer. »
À l’heure où je choisis de rentrer montent des nuages noirs au-dessus de Toulon. Dans le bateau bus, c’est encore des braillements de nourrissons et des galopades de moutards. « Si je viens te chercher, tu vas voir. » Ces vacances scolaires m’épuisent.
*
À Toulon, un nouveau règlement pour les trottinettes électriques : casque obligatoire et surtout, pied à terre dans la vieille ville. Je demande à voir.
La barrière est ouverte à l’entrée du pont de bois et de béton. Je fais tranquillement le tour de ce Grand Gaou où l’on trouve une lance à incendie tous les cinquante mètres (l’accès est interdit en été). C’est une succession de belles pointes rocheuses dans une végétation déformée par les vents. D’un côté, la vue est sur l’île des Embiez et sa tour, un vaste territoire privé ayant appartenu à Paul Ricard. De l’autre côté, la vue est sur le second versant du Cap Sicié, sans les Deux Frères. Je croise peu de monde sur les sentiers.
Les familles avec leurs enfants et leurs chiens arrivent quand j’en ai terminé. Il est dix heures. J’aperçois un bus en attente. Il part sept minutes plus tard. J’en descends à La Seyne Centre. Cinq minutes après arrive un bus Quatre-Vingt-Trois avec lequel je rejoins Les Sablettes.
Il est onze heures quand je m’installe sur un banc de la promenade avec Léautaud. Des grand-mères qui ont leurs petits-enfants en garde pour les vacances passent leur temps à envoyer des photos à leurs mères. Toujours la même histoire : « Si je te dis stop et que tu continues, c’est pas la peine ! » et le retour des petites mouches énervantes.
La vie est une fête m’accueille en terrasse pour la terrine de cochon maison pain de campagne, la volaille au chorizo frites maison salade et la poire pochée fromage blanc cacahuètes. Dans mon dos, une tablée d’internes fête la fin de leur stage en gériatrie, un garçon et sept filles. Je ne les vois pas mais j’ai droit à leur conversation qui se résume à une succession de plaisanteries. Pourquoi donc ces filles ont-elles un rire bête ? À côté, la Boutique de Plage affiche « Entrée interdite aux mineurs non accompagnés ».
Mon café est sans histoire à la terrasse du Prôvence Plage, hormis le passage du porteur de ticheurte de beauf du jour : « Un Michel ne vieillit pas, il prend de la valeur ». Mon voisin de table, un pompier en vacances avec femme et enfants, l’arrête pour le photographier. « J’ai un copain qui s’appelle Michel, je vais lui envoyer. »
À l’heure où je choisis de rentrer montent des nuages noirs au-dessus de Toulon. Dans le bateau bus, c’est encore des braillements de nourrissons et des galopades de moutards. « Si je viens te chercher, tu vas voir. » Ces vacances scolaires m’épuisent.
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À Toulon, un nouveau règlement pour les trottinettes électriques : casque obligatoire et surtout, pied à terre dans la vieille ville. Je demande à voir.