Vendredi, je vois la vieille voisine sortir avec des vêtements sur le bras. Je me dis que ce n’est sûrement pas une bonne chose mais qu’y faire ? Une heure plus tard, ce sont deux jeunes femmes « arabes » qui la ramènent. La première lui donne le bras. Le deuxième porte les vêtements. Elles l’aident à monter son escalier. Un peu plus tard, ce ne sont pas elles qui réapparaissent mais les deux chats qui étaient enfermés dans l’appartement et en ont profité pour filer au jardin. La vieille voisine suit avec les deux jeunes femmes. « Je veux mes chats ! » crie-t-elle méchamment à l’une d’elles, interloquée, qui tente de les attraper. Elle n’y arrive évidemment pas. Je sors lui dire de ne pas insister. « Cette dame est malade. C’est gentil de l’avoir reconduite. »
Samedi, la vieille voisine sort à nouveau dans la rue. Je me demande qui la ramènera cette fois. Quand la porte du porche s’ouvre bruyamment, ce sont des pompiers que je vois entrer. Cinq ou six, dont deux portent des casques et un lourd tuyau sur l’épaule. « On nous a appelé pour un incendie, un four resté en marche », me dit l’un. C’est évidemment la vieille dame. Je leur montre où est son appartement. Ils posent leurs tuyaux et montent. À ce moment dans l’encadrement de la porte du porche apparaît la vieille voisine. « C’est vous qui nous avez appelés ? » « Il y a le feu dans mon four. » « Ne vous inquiétez pas, on l’a arrêté et on a aussi fermé la porte du frigo qui était ouverte. » Deux pompiers la raccompagnent jusqu’à chez elle tandis que j’explique à leur chef de quoi elle souffre.
Dimanche, la voici qui ressort avec des vêtements sur le bras. Quand je reviens de mon café lecture au Son du Cor, je la trouve devant la porte cochère, sans les vêtements, ne sachant plus comment l’ouvrir. Je lui dis bonjour. « Vous habitez ici ?, me demande-t-elle, je voudrais rentrer. » Nous sommes voisins depuis quinze ou vingt ans. Elle ne me reconnaît plus.
Cela pourrait mal finir.
Samedi, la vieille voisine sort à nouveau dans la rue. Je me demande qui la ramènera cette fois. Quand la porte du porche s’ouvre bruyamment, ce sont des pompiers que je vois entrer. Cinq ou six, dont deux portent des casques et un lourd tuyau sur l’épaule. « On nous a appelé pour un incendie, un four resté en marche », me dit l’un. C’est évidemment la vieille dame. Je leur montre où est son appartement. Ils posent leurs tuyaux et montent. À ce moment dans l’encadrement de la porte du porche apparaît la vieille voisine. « C’est vous qui nous avez appelés ? » « Il y a le feu dans mon four. » « Ne vous inquiétez pas, on l’a arrêté et on a aussi fermé la porte du frigo qui était ouverte. » Deux pompiers la raccompagnent jusqu’à chez elle tandis que j’explique à leur chef de quoi elle souffre.
Dimanche, la voici qui ressort avec des vêtements sur le bras. Quand je reviens de mon café lecture au Son du Cor, je la trouve devant la porte cochère, sans les vêtements, ne sachant plus comment l’ouvrir. Je lui dis bonjour. « Vous habitez ici ?, me demande-t-elle, je voudrais rentrer. » Nous sommes voisins depuis quinze ou vingt ans. Elle ne me reconnaît plus.
Cela pourrait mal finir.