Au lever du jour, l’infernal ballet des balayeuses et laveuses de rues nuit gravement au trajet entre mon logis Air Bibi et Le Maryland. Point de marché de Provence le lundi. Grâce à cela, depuis la terrasse, j’ai vue directe sur le Port par la trouée entre les immeubles du front de mer. Il est sept heures et demie. La pharmacie est déjà ouverte. Le ciel est un mélange de rose et de gris. Une journée ensoleillée s’annonce, qui sera celle de mon retour à Sanary.
Pour ce faire, je rejoins la Gare Routière d’où démarre le bus Soixante-Dix. Son terminus est Bonnegrâce, l’une des plages de Six-Fours, d’où l’on rejoint aisément à pied la ville bourgeoise. Ce trajet en bus est long et peu intéressant mais ensuite c’est une bonne balade de bord de mer jusqu’à atteindre le Port de Sanary. Je me procure un plan à l’Office de Tourisme puis retrouve le duo église mairie et, entre les deux, la pharmacie.
Il n’est pas impossible que je croise des connaissances rouennaises, un couple avec des guillemets, elle ancienne pharmacienne, lui je ne sais plus, ayant ici une résidence secondaire. J’ai déjeuné au moins deux fois avec eux dans le cadre des rencontres Rouen Stockholm, quand il y en avait.
Il fait si chaud que je renonce à marcher davantage. Je m’assois à une table ombragée de premier rang au Nautique, vue sur les nombreux bateaux traditionnels avec fond de montagnes bleutées. Une affiche annonce pour bientôt la Fête des Traditions. En avril deux mille vingt-quatre, j’avais dû fuir cette ville dont les quais étaient en rénovation. On n’a pas lésiné sur les dalles qui réverbèrent la chaleur du soleil. C’est parfaitement en phase avec le réchauffement climatique. Derrière moi, trois bourgeoises à cheveux blancs se plaignent des petites mouches énervantes. À ma droite, une femme demande à ce que l’on refasse son thé car une mouche s’y est noyée. Ici aussi, on trouve un quidam ayant transformé son fauteuil électrique en char de carnaval.
Quand vers onze heures, un petit vent se lève, je fais de même (un euro quatre-vingts seulement le café au Nautique). Je parcours les jolies rues intérieures piétonnières où il fait évidemment moins chaud puis entre dans l’église Saint-Nazaire aux fresques de style chrétien orthodoxe et à l’orgue de style français décoré de motifs provençaux. Pas moins de quatre ventilateurs sont prêts à se rendre utiles dans le chœur.
À midi, j’opte pour le restaurant Fusiø derrière cette église, à l’angle de deux ruelles, avec un délicieux courant d’air. Dans le menu du marché, je choisis le tartare de bœuf, le mi-cuit de thon et le creumebeule aux pommes, le tout pour vingt-cinq euros. Un jeune personnel masculin efficace et agréable et une nourriture élaborée et bonne.
Le chemin me semble long pour revenir au terminus du bus Soixante-Dix. La chaleur en est la cause. Un bus est là mais sa conductrice ne veut pas que j’y monte. « Dans huit minutes, je suis en pause. » Tandis que je cuis sur le banc de l’abribus, elle discute avec un collègue de toutes les douleurs qu’on veut pas lui reconnaître pour partir plus tôt à la retraite. Cette femme fait ensuite des photos du tour de son bus avant de partir car, dit-elle : « Je veux pas payer pour les autres. »
Je descends place de la Liberté, rejoins le Grand Café de la Rade et sa terrasse un peu rafraîchie par le vent pour un café plus cher qu’à Sanary.
Pour ce faire, je rejoins la Gare Routière d’où démarre le bus Soixante-Dix. Son terminus est Bonnegrâce, l’une des plages de Six-Fours, d’où l’on rejoint aisément à pied la ville bourgeoise. Ce trajet en bus est long et peu intéressant mais ensuite c’est une bonne balade de bord de mer jusqu’à atteindre le Port de Sanary. Je me procure un plan à l’Office de Tourisme puis retrouve le duo église mairie et, entre les deux, la pharmacie.
Il n’est pas impossible que je croise des connaissances rouennaises, un couple avec des guillemets, elle ancienne pharmacienne, lui je ne sais plus, ayant ici une résidence secondaire. J’ai déjeuné au moins deux fois avec eux dans le cadre des rencontres Rouen Stockholm, quand il y en avait.
Il fait si chaud que je renonce à marcher davantage. Je m’assois à une table ombragée de premier rang au Nautique, vue sur les nombreux bateaux traditionnels avec fond de montagnes bleutées. Une affiche annonce pour bientôt la Fête des Traditions. En avril deux mille vingt-quatre, j’avais dû fuir cette ville dont les quais étaient en rénovation. On n’a pas lésiné sur les dalles qui réverbèrent la chaleur du soleil. C’est parfaitement en phase avec le réchauffement climatique. Derrière moi, trois bourgeoises à cheveux blancs se plaignent des petites mouches énervantes. À ma droite, une femme demande à ce que l’on refasse son thé car une mouche s’y est noyée. Ici aussi, on trouve un quidam ayant transformé son fauteuil électrique en char de carnaval.
Quand vers onze heures, un petit vent se lève, je fais de même (un euro quatre-vingts seulement le café au Nautique). Je parcours les jolies rues intérieures piétonnières où il fait évidemment moins chaud puis entre dans l’église Saint-Nazaire aux fresques de style chrétien orthodoxe et à l’orgue de style français décoré de motifs provençaux. Pas moins de quatre ventilateurs sont prêts à se rendre utiles dans le chœur.
À midi, j’opte pour le restaurant Fusiø derrière cette église, à l’angle de deux ruelles, avec un délicieux courant d’air. Dans le menu du marché, je choisis le tartare de bœuf, le mi-cuit de thon et le creumebeule aux pommes, le tout pour vingt-cinq euros. Un jeune personnel masculin efficace et agréable et une nourriture élaborée et bonne.
Le chemin me semble long pour revenir au terminus du bus Soixante-Dix. La chaleur en est la cause. Un bus est là mais sa conductrice ne veut pas que j’y monte. « Dans huit minutes, je suis en pause. » Tandis que je cuis sur le banc de l’abribus, elle discute avec un collègue de toutes les douleurs qu’on veut pas lui reconnaître pour partir plus tôt à la retraite. Cette femme fait ensuite des photos du tour de son bus avant de partir car, dit-elle : « Je veux pas payer pour les autres. »
Je descends place de la Liberté, rejoins le Grand Café de la Rade et sa terrasse un peu rafraîchie par le vent pour un café plus cher qu’à Sanary.



