Même trajet en bateau bus qu’hier mais une heure plus tôt ce lundi. Descendu une deuxième fois à Tamaris, je prends à droite au bout du ponton et marche au bord de la corniche vers les forts et le centre de La Seyne.
Cela me fait passer par le petit Port du Manteau, devant la belle et jaune Villa Capriciosa, à la pointe du Balaguier où est le Fort Musée, à la pointe de l’Éguillette où est le second Fort (défense d’entrée, c’est militaire) puis j’ai vue au loin sur le Charles et ses voisins devant qui navigue un bateau bus. J’arrive ensuite à la partie chantier du port de plaisance de La Seyne où un voilier de bois en construction retient mon attention. De l’autre côté, un bateau rouge charge ou décharge. Des hangars à l’abandon me signalent que je touche bientôt au but, ce sont d’anciens bâtiments des Chantiers de Méditerranée.
C’est une journée sans pull et sans veste, un sursaut estival. Je passe au Crédit à Bricoles et m’installe à côté, au bien nommé Bar de l’Entracte, à une table de terrasse avec le soleil dans le dos pour boire un café à un euro quatre-vingts et lire Correspondance de Paul Léautaud. La douce température permet aux autochtones d’émettre le célèbre « On ne sait plus comment s’habiller ».
Vers onze heures, je me dis que par ce temps le mieux est de retourner aux Sablettes. Pour ce faire, j’attends le bus Quatre-Vingt-Trois dont c’est le terminus. L’arrêt est devant L’Entracte. La route est celle de la corniche, parcourue à pied hier et aujourd’hui.
Je désire déjeuner une nouvelle fois à La vie est une fête. Pas tous les jours apparemment. C’est fermé. Les établissements voisins aussi. Je regarde ce que proposent le Prôvence Plage et les suivants, de banals plats à touristes. Je suis sauvé par un restaurant de la rue intérieure : La Piazza. Une vaste terrasse sous les pins, une escouade de serveurs et une formule du jour à dix-huit euros cinquante : tartare de saumon crème paprika, saucisse grillée aux herbes de Provence polenta crème champignon et café. Cette cuisine est excellente.
Un passage me conduit presque directement à la terrasse du Prôvence Plage pour boire un nouveau café et prolonger la lecture. Plus je tourne les pages, plus les corps s’allongent sur la plage.
Je rejoins l’embarcadère pour rentrer à Toulon avec le bateau bus de quinze heures dix. Celui-ci contient évidemment son lot de familles. Un seul enfançon, mais qui ne cesse de brailler. « Pourquoi il chiale, ce môme ? » demande ma voisine à sa copine. Dans quelques années, ce sera le sien.
*
Tamaris, c’est aussi les cabanons de couleur sur pilotis des conchyliculteurs près desquels les bateaux bus passent au ralenti.
Cela me fait passer par le petit Port du Manteau, devant la belle et jaune Villa Capriciosa, à la pointe du Balaguier où est le Fort Musée, à la pointe de l’Éguillette où est le second Fort (défense d’entrée, c’est militaire) puis j’ai vue au loin sur le Charles et ses voisins devant qui navigue un bateau bus. J’arrive ensuite à la partie chantier du port de plaisance de La Seyne où un voilier de bois en construction retient mon attention. De l’autre côté, un bateau rouge charge ou décharge. Des hangars à l’abandon me signalent que je touche bientôt au but, ce sont d’anciens bâtiments des Chantiers de Méditerranée.
C’est une journée sans pull et sans veste, un sursaut estival. Je passe au Crédit à Bricoles et m’installe à côté, au bien nommé Bar de l’Entracte, à une table de terrasse avec le soleil dans le dos pour boire un café à un euro quatre-vingts et lire Correspondance de Paul Léautaud. La douce température permet aux autochtones d’émettre le célèbre « On ne sait plus comment s’habiller ».
Vers onze heures, je me dis que par ce temps le mieux est de retourner aux Sablettes. Pour ce faire, j’attends le bus Quatre-Vingt-Trois dont c’est le terminus. L’arrêt est devant L’Entracte. La route est celle de la corniche, parcourue à pied hier et aujourd’hui.
Je désire déjeuner une nouvelle fois à La vie est une fête. Pas tous les jours apparemment. C’est fermé. Les établissements voisins aussi. Je regarde ce que proposent le Prôvence Plage et les suivants, de banals plats à touristes. Je suis sauvé par un restaurant de la rue intérieure : La Piazza. Une vaste terrasse sous les pins, une escouade de serveurs et une formule du jour à dix-huit euros cinquante : tartare de saumon crème paprika, saucisse grillée aux herbes de Provence polenta crème champignon et café. Cette cuisine est excellente.
Un passage me conduit presque directement à la terrasse du Prôvence Plage pour boire un nouveau café et prolonger la lecture. Plus je tourne les pages, plus les corps s’allongent sur la plage.
Je rejoins l’embarcadère pour rentrer à Toulon avec le bateau bus de quinze heures dix. Celui-ci contient évidemment son lot de familles. Un seul enfançon, mais qui ne cesse de brailler. « Pourquoi il chiale, ce môme ? » demande ma voisine à sa copine. Dans quelques années, ce sera le sien.
*
Tamaris, c’est aussi les cabanons de couleur sur pilotis des conchyliculteurs près desquels les bateaux bus passent au ralenti.



