Une bénédiction, cette heure d’hiver qui fait se lever le jour au moment où j’en ai envie. Comme c’est dimanche, il me faut néanmoins attendre neuf heures pour prendre le premier bateau bus pour Les Sablettes (quelle bêtise de les avoir arrêtés hier).
Cette fois, j’en descends au deuxième arrêt, Tamaris, là où le front de mer est parsemé de villas d’inspiration mauresque dues à Michel Pacha. Je suis la corniche Georges-Pompidou et passe devant deux de ces belles villas et d’autres constructions inintéressantes. Cette corniche recueille tous les sportifs du dimanche : marcheurs, coureurs, bicyclistes. C’est assommant, comme dirait Léautaud.
Arrivé à l’isthme des Sablettes, je retrouve sa plage et la terrasse balayée par le vent mais chauffée par le soleil du Prôvence Plage. « Et bonjour, je vous fais votre café », me dit la sympathique serveuse. J’y ouvre Léautaud.
Près de l’Hôtel George Sand se trouve un troisième restaurant, le Zio, une pizzeria mais pas seulement. Un menu du jour à vingt-trois euros y est proposé même le dimanche. J’y réserve une table d’intérieur pour être totalement à l’abri du vent puis vais m’asseoir sur un banc au soleil de la promenade.
Les Sablettes, le dimanche, c’est le défilé des familles. « On ne dit pas : je veux », dit une grand-mère à un deux ans. « Si tu fais du vélo avec les pédales, tu auras du manège et des dessins animés », disent un père et une mère au leur. Cela accompagné de « mon cœur » et de « mon amour ». Malgré le vent, il reste quelques petites mouches énervantes.
Dans le menu du Zio, j’opte pour la burrata crémeuse, la pizza Margherita et le tiramisu au café. Cela est bien bon et me permet de rentrer avec le bateau bus de treize heures quarante où des familles se croient dans un parc d’attractions.
Pour le café, je m’assois à une table de première ligne au Grand Café de la Rade. Malgré le vent, il y fait bon. Il suffit de bien tenir Léautaud.
*
La France entière, politiquement, socialement, offre en ce moment un spectacle singulier. Où allons-nous ? Que deviendrons-nous ? Que verrons-nous ?
C’est ce qu’écrit Léautaud. C’est ce que je pourrais écrire.
Cette fois, j’en descends au deuxième arrêt, Tamaris, là où le front de mer est parsemé de villas d’inspiration mauresque dues à Michel Pacha. Je suis la corniche Georges-Pompidou et passe devant deux de ces belles villas et d’autres constructions inintéressantes. Cette corniche recueille tous les sportifs du dimanche : marcheurs, coureurs, bicyclistes. C’est assommant, comme dirait Léautaud.
Arrivé à l’isthme des Sablettes, je retrouve sa plage et la terrasse balayée par le vent mais chauffée par le soleil du Prôvence Plage. « Et bonjour, je vous fais votre café », me dit la sympathique serveuse. J’y ouvre Léautaud.
Près de l’Hôtel George Sand se trouve un troisième restaurant, le Zio, une pizzeria mais pas seulement. Un menu du jour à vingt-trois euros y est proposé même le dimanche. J’y réserve une table d’intérieur pour être totalement à l’abri du vent puis vais m’asseoir sur un banc au soleil de la promenade.
Les Sablettes, le dimanche, c’est le défilé des familles. « On ne dit pas : je veux », dit une grand-mère à un deux ans. « Si tu fais du vélo avec les pédales, tu auras du manège et des dessins animés », disent un père et une mère au leur. Cela accompagné de « mon cœur » et de « mon amour ». Malgré le vent, il reste quelques petites mouches énervantes.
Dans le menu du Zio, j’opte pour la burrata crémeuse, la pizza Margherita et le tiramisu au café. Cela est bien bon et me permet de rentrer avec le bateau bus de treize heures quarante où des familles se croient dans un parc d’attractions.
Pour le café, je m’assois à une table de première ligne au Grand Café de la Rade. Malgré le vent, il y fait bon. Il suffit de bien tenir Léautaud.
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La France entière, politiquement, socialement, offre en ce moment un spectacle singulier. Où allons-nous ? Que deviendrons-nous ? Que verrons-nous ?
C’est ce qu’écrit Léautaud. C’est ce que je pourrais écrire.



