Le hululement d’une chouette anime ma première nuit à Perros-Guirec. Comme un certain nombre de villes bretonnes de bord de mer, celle-ci est loin d’être plate. Au lever du jour, je grimpe vers l’église Saint-Jacques, petite, belle et fortifiée.
En face d’icelle, la boulangerie Ty Coz où le pain au chocolat est à un euro vingt et le café L’Apéro’z où l’allongé est à un euro quatre-vingt-dix. Sur cette place sont également présents le Crédit à Bricoles et un Carrefour City. Bref, tout ce dont j’ai besoin. « Tu vas en mer là ? » « Oui, tout à l’heure, vers midi, on va essayer. » La clientèle du café est globalement locale et légèrement touristique.
À neuf heures, j’entre à l’Office du Tourisme, un peu plus haut. Un aimable jeune homme m’établit une carte de bus mensuelle en illimité à vingt-trois euros quatre-vingts (un tarif réduit pour les vieux). Reste à ne pas manquer les rares bus Tilt.
Redescendu au Port, je me déleste de mes courses de survie du soir puis vais marcher au bord de la mer en direction de la pointe du Château sur le Géherre Trente-Quatre qui n’est qu’un bord de route. Ça monte d’abord puis une petite route descend sévèrement jusqu’à Pors Ar Goret. J’arrive à une minuscule plage de galets mais où passer ensuite ? Un homme est là qui me dit qu’il faut marcher sur le muret qui ne fait pas plus de dix centimètres de large entre un mur et l’eau de la marée haute. « C’est dangereux », lui dis-je. « Non, tout le monde passe par là, c’est le Géherre. » Tout le monde sauf moi qui remonte la rude côte et rejoins la plage de Trestrignel d’où l’on a belle vue sur la pointe (pas vu la queue du Château mais les Sept Iles oui).
Je poursuis ensuite pour revenir en ville par l’autre côté en suivant la route nommée chemin de la Messe. Ça monte et ça monte. Je suis content de voir le bout de cette marche et de me rasseoir à L’Apéro’z. Le serveur me dit que des restaurants à menu du jour, je n’en trouverai pas ici, sur le Port oui.
Le Bistrot de la Rade en bas de ma rue est le premier. Je m’y arrête et m’installe à sa terrasse, côté Linkin (plan d’eau à jeux d’enfant). Sur l’enseigne : Laurel et Hardy à table. Cela permet de dater l’endroit. On y propose un menu à vingt et un euros : œuf cocotte piperade poivron rouge et crème de chorizo, bœuf bourguignon écrasé de pommes de terre et tarte au citron meringuée. La cuisine est bonne, le service efficace et moi content.
Je longe le Port par la passerelle Éric Tabarly jusqu’à la terrasse de L’Escale pour mon premier café verre d’eau lecture. J’ouvre Lettres à sa femme du Marquis de Sade, ce qui me fait revoir celle à qui je pensais hier en passant à Asnières ôtant ses vêtements pour que je la photographie nue dans les ruines du Château de Lacoste. « Je vais vous demander de régler tout de suite : deux euros », me dit le patron interrompant ma rêverie. « Je m’en vais mais vous pouvez rester aussi longtemps que vous voulez. » Il ferme son café et disparaît son chien sur ses talons et sa baguette sous le bras. Les occupants de deux autres tables partent assez vite. Je reste à lire un bon moment puis j’opère une translation jusqu’à la terrasse voisine du Café du Port pour un diabolo menthe à trois euros.
*
C’est le mois des fleurs d’hortensia desséchées, jolies encore.
En face d’icelle, la boulangerie Ty Coz où le pain au chocolat est à un euro vingt et le café L’Apéro’z où l’allongé est à un euro quatre-vingt-dix. Sur cette place sont également présents le Crédit à Bricoles et un Carrefour City. Bref, tout ce dont j’ai besoin. « Tu vas en mer là ? » « Oui, tout à l’heure, vers midi, on va essayer. » La clientèle du café est globalement locale et légèrement touristique.
À neuf heures, j’entre à l’Office du Tourisme, un peu plus haut. Un aimable jeune homme m’établit une carte de bus mensuelle en illimité à vingt-trois euros quatre-vingts (un tarif réduit pour les vieux). Reste à ne pas manquer les rares bus Tilt.
Redescendu au Port, je me déleste de mes courses de survie du soir puis vais marcher au bord de la mer en direction de la pointe du Château sur le Géherre Trente-Quatre qui n’est qu’un bord de route. Ça monte d’abord puis une petite route descend sévèrement jusqu’à Pors Ar Goret. J’arrive à une minuscule plage de galets mais où passer ensuite ? Un homme est là qui me dit qu’il faut marcher sur le muret qui ne fait pas plus de dix centimètres de large entre un mur et l’eau de la marée haute. « C’est dangereux », lui dis-je. « Non, tout le monde passe par là, c’est le Géherre. » Tout le monde sauf moi qui remonte la rude côte et rejoins la plage de Trestrignel d’où l’on a belle vue sur la pointe (pas vu la queue du Château mais les Sept Iles oui).
Je poursuis ensuite pour revenir en ville par l’autre côté en suivant la route nommée chemin de la Messe. Ça monte et ça monte. Je suis content de voir le bout de cette marche et de me rasseoir à L’Apéro’z. Le serveur me dit que des restaurants à menu du jour, je n’en trouverai pas ici, sur le Port oui.
Le Bistrot de la Rade en bas de ma rue est le premier. Je m’y arrête et m’installe à sa terrasse, côté Linkin (plan d’eau à jeux d’enfant). Sur l’enseigne : Laurel et Hardy à table. Cela permet de dater l’endroit. On y propose un menu à vingt et un euros : œuf cocotte piperade poivron rouge et crème de chorizo, bœuf bourguignon écrasé de pommes de terre et tarte au citron meringuée. La cuisine est bonne, le service efficace et moi content.
Je longe le Port par la passerelle Éric Tabarly jusqu’à la terrasse de L’Escale pour mon premier café verre d’eau lecture. J’ouvre Lettres à sa femme du Marquis de Sade, ce qui me fait revoir celle à qui je pensais hier en passant à Asnières ôtant ses vêtements pour que je la photographie nue dans les ruines du Château de Lacoste. « Je vais vous demander de régler tout de suite : deux euros », me dit le patron interrompant ma rêverie. « Je m’en vais mais vous pouvez rester aussi longtemps que vous voulez. » Il ferme son café et disparaît son chien sur ses talons et sa baguette sous le bras. Les occupants de deux autres tables partent assez vite. Je reste à lire un bon moment puis j’opère une translation jusqu’à la terrasse voisine du Café du Port pour un diabolo menthe à trois euros.
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C’est le mois des fleurs d’hortensia desséchées, jolies encore.



