Alors que je lis ce lundi au Son du Cor, elle s’approche avec son gros chien qui goutte. Je le regarde d’un air dégoûté. « Il s’est baigné dans le ruisseau », me dit-elle. Ce qu’elle appelle le ruisseau, c’est le petit cours d’eau artificiel qui coule dans la rue Eau-de-Robec. « Vous lisez quoi ? », me demande-t-elle. « Je n’ai pas envie de parler avec les gens qui ont un chien. Enlevez-moi ça. » Elle obtempère.
Lettres de Proust est vraiment trop indigeste. Rentré à la maison, je m’en décharge et pioche au hasard dans mes piles de livres à lire. Je souhaite seulement que tu fasses quelque chose de toi de Hollie McNish est le livre élu (acheté un euro chez Book-Off). Je ne sais rien de cette écrivaine dont les textes sont traduits par Valérie Rouzeau et Frédéric Brument.
J’en commence la lecture par la préface à la terrasse des Floralies qui a l’avantage d’être toujours légèrement ventée. Un quidam passe à côté de ma table pour rejoindre une quidame derrière moi. « Ah, c’est très bien », me dit-il sans s’arrêter en montrant du doigt mon livre ouvert. Je pense qu’il s’agit d’une petite drôlerie car je ne vois pas comment il l’aurait reconnu.
Aux lectures publiques, il m’arrive d’aimer autant la présentation du poème que le poème lui-même. (…) Pour ce qui est de la lecture, le non romanesque a ma préférence, tout ce qui ne relève pas de la fiction. écrit Hollie McNish dans la préface à Je souhaite seulement que tu fasses quelque chose de toi, un titre que je déteste et qui ne reflète pas l’original : Slug and other things I’ve been told to hate.
Cette préface est consacrée aux sept manières de lire son livre : 1 Du début à la fin, dans cet ordre, si vous en avez le temps et l’envie. 2 Lire les poèmes comme vous le feriez d’un livre exclusivement composé de poèmes. 3 Du début à la fin mais en sautant les poèmes. 4 Piocher à sa guise. 5 Faire comme si vous le lisiez sans le lire vraiment. 6 Si seuls les poèmes sur le doigtage vous tentent, très bien, vous les trouverez vers la fin de la partie intitulée « Masturbation » 7 Si vous souhaitez avant tout lire sur ce que j’ai ce que j’ai écrit sur mes grands-mères, ce que je comprendrais aussi, alors c’est malheureusement dans la première partie, « Fins », que vous trouverez la plupart des textes les concernant.
Je choisis la première et suis séduit par ce que je lis, poèmes et proses. Quand le quidam part avec la quidame, il me demande si ça me plaît. « Vous l’avez lu ? », lui demandé-je. « J’adore ses poèmes. Je l’ai lue en anglais et en français dans cette édition du Castor Astral. »
On est parfois surpris.
*
Triste que cette région du Conflent qui m’était familière pendant mon séjour à Perpignan soit en feu.
Lettres de Proust est vraiment trop indigeste. Rentré à la maison, je m’en décharge et pioche au hasard dans mes piles de livres à lire. Je souhaite seulement que tu fasses quelque chose de toi de Hollie McNish est le livre élu (acheté un euro chez Book-Off). Je ne sais rien de cette écrivaine dont les textes sont traduits par Valérie Rouzeau et Frédéric Brument.
J’en commence la lecture par la préface à la terrasse des Floralies qui a l’avantage d’être toujours légèrement ventée. Un quidam passe à côté de ma table pour rejoindre une quidame derrière moi. « Ah, c’est très bien », me dit-il sans s’arrêter en montrant du doigt mon livre ouvert. Je pense qu’il s’agit d’une petite drôlerie car je ne vois pas comment il l’aurait reconnu.
Aux lectures publiques, il m’arrive d’aimer autant la présentation du poème que le poème lui-même. (…) Pour ce qui est de la lecture, le non romanesque a ma préférence, tout ce qui ne relève pas de la fiction. écrit Hollie McNish dans la préface à Je souhaite seulement que tu fasses quelque chose de toi, un titre que je déteste et qui ne reflète pas l’original : Slug and other things I’ve been told to hate.
Cette préface est consacrée aux sept manières de lire son livre : 1 Du début à la fin, dans cet ordre, si vous en avez le temps et l’envie. 2 Lire les poèmes comme vous le feriez d’un livre exclusivement composé de poèmes. 3 Du début à la fin mais en sautant les poèmes. 4 Piocher à sa guise. 5 Faire comme si vous le lisiez sans le lire vraiment. 6 Si seuls les poèmes sur le doigtage vous tentent, très bien, vous les trouverez vers la fin de la partie intitulée « Masturbation » 7 Si vous souhaitez avant tout lire sur ce que j’ai ce que j’ai écrit sur mes grands-mères, ce que je comprendrais aussi, alors c’est malheureusement dans la première partie, « Fins », que vous trouverez la plupart des textes les concernant.
Je choisis la première et suis séduit par ce que je lis, poèmes et proses. Quand le quidam part avec la quidame, il me demande si ça me plaît. « Vous l’avez lu ? », lui demandé-je. « J’adore ses poèmes. Je l’ai lue en anglais et en français dans cette édition du Castor Astral. »
On est parfois surpris.
*
Triste que cette région du Conflent qui m’était familière pendant mon séjour à Perpignan soit en feu.



