Une visite de courtoisie de ma sympathique logeuse, un dernier regard côté jardin sur les palmiers et les hortensias, côté rue sur la jolie villa Ker Guzlia, et me voici quittant ce mercredi à huit heures la rue des Sables Blancs.
Cela descend jusqu’à l’arrêt des cars BreizhGo et la boulangerie Pascal Jaïn. Je n’y achète que le pain au chocolat. Presque en face est le Café de l’Yser et sa si cordiale patronne à qui il m’est agréable de déplaire une fois encore en lui commandant un allongé verre d’eau. Ce qu’elle traduit par un allongé pot de lait. Je lui dis que non. Elle revient avec le verre d’eau : « Ça ira comme ça ? » Elle s’appelle Sadia et s’adresse autrement à ses habitué(e)s : « Ça va mignon ? » « Ça va ma belle ? » Elle me souhaite une bonne journée, ce qui doit signifier bon débarras, quand je la paie.
Le car BreizhGo de neuf heures est conduit par un mal embouché qui peste contre les autres usagers de la route. Son trajet me permet de revoir le centre de Quimper où j’ai résidé dans un logis Air Bibi. À l’arrivée, comme ma valise obligatoirement mise en soute a été repoussée par un malotru et qu’il n’y a que des vieilles qui descendent avec moi, je lui demande d’aller la récupérer. Il ne consent à le faire que parce que j’insiste. Cela lui permet de constater qu’une autre valise a été oubliée. Les valises en soute, c’est la plaie des voyages en autocar. Dans la mienne que mes vêtements et quelques livres, de peur qu’elle me soit volée à un arrêt intermédiaire. Ce qui fait que mon sac à dos pèse lourd.
En face de la Gare de Quimper, Le Derby, bar tabac hôtel, est toujours là. Le patron et la patronne y sont eux particulièrement aimables. J’y prends un expresso verre d’eau (un euro quatre-vingts) en attendant le Tégévé de onze heures vingt-six.
J’y ai la place Cinq Cent Quatorze côté couloir. « Je descends à Rennes », me dit ma voisine quand elle s’installe. « Vous faites comme vous voulez », lui réponds-je. Avant cela, nous nous arrêterons à Lorient et Vannes, autres villes bretonnes où j’ai eu logis Air Bibi. Elle lit Je suis Romane Monnier de Delphine le Vigan (pas beaucoup) et se perd dans son smartphone (beaucoup). Un homme à treillis et ordinateur remplace cette lectrice épisodique tandis que nous filons de Rennes à Paris sous un ciel délicieusement gris. Un peu de bleu apparaît à l’approche de la Gare Montparnasse qui est atteinte avec dix minutes de retard dues à une zone de travaux.
Dans le métro Treize, une jeune femme noire à micro jupe poilue me donne sa place assise. La chaleur y est supportable. De même dans la Gare Saint-Lazare où je trouve à m’asseoir pour attendre mon habituel train Nomad de seize heures quarante.
Je m’y case avec mes bagages à ma place coutumière dans la voiture Cinq. La cheffe de bord nous annonce trente minutes supplémentaires avant l’arrivée à Rouen. Cela est la conséquence de nombreuses chutes d’arbres lors de la canicule dans la région de Villennes. Ce qui nous obligera à emprunter l’itinéraire bis par Conflans-Sainte-Honorine. Celui que les navetteurs appellent l’affreux petit chemin bucolique. À peine y est-on qu’un arrêt inopiné se produit. « Une barrière de passage à niveau bloquée », nous annonce la cheffe de bord, puis elle précise : « explosée par une voiture ». « Nous attendons que le gardiennage se fasse », nous dit-elle bien plus tard. Tout est bloqué, la circulation automobile aussi et plusieurs trains sont devant nous. Le gardiennage ne se fera pas tout seul. On attend qu’une équipe s’en occupe. « Sept à dix trains sont devant nous, nous apprend un quart d’heure plus tard le conducteur. Une équipe est sur place. Cela devrait se débloquer peu à peu. Il est dix-sept heures cinquante lorsque nous repartons au ralenti. Nous étions à Val d'Argenteuil.
J’arrive donc à Rouen avec une heure vingt de retard, ce qui est beaucoup pour un trajet qui devait faire une heure dix-sept.
Cela descend jusqu’à l’arrêt des cars BreizhGo et la boulangerie Pascal Jaïn. Je n’y achète que le pain au chocolat. Presque en face est le Café de l’Yser et sa si cordiale patronne à qui il m’est agréable de déplaire une fois encore en lui commandant un allongé verre d’eau. Ce qu’elle traduit par un allongé pot de lait. Je lui dis que non. Elle revient avec le verre d’eau : « Ça ira comme ça ? » Elle s’appelle Sadia et s’adresse autrement à ses habitué(e)s : « Ça va mignon ? » « Ça va ma belle ? » Elle me souhaite une bonne journée, ce qui doit signifier bon débarras, quand je la paie.
Le car BreizhGo de neuf heures est conduit par un mal embouché qui peste contre les autres usagers de la route. Son trajet me permet de revoir le centre de Quimper où j’ai résidé dans un logis Air Bibi. À l’arrivée, comme ma valise obligatoirement mise en soute a été repoussée par un malotru et qu’il n’y a que des vieilles qui descendent avec moi, je lui demande d’aller la récupérer. Il ne consent à le faire que parce que j’insiste. Cela lui permet de constater qu’une autre valise a été oubliée. Les valises en soute, c’est la plaie des voyages en autocar. Dans la mienne que mes vêtements et quelques livres, de peur qu’elle me soit volée à un arrêt intermédiaire. Ce qui fait que mon sac à dos pèse lourd.
En face de la Gare de Quimper, Le Derby, bar tabac hôtel, est toujours là. Le patron et la patronne y sont eux particulièrement aimables. J’y prends un expresso verre d’eau (un euro quatre-vingts) en attendant le Tégévé de onze heures vingt-six.
J’y ai la place Cinq Cent Quatorze côté couloir. « Je descends à Rennes », me dit ma voisine quand elle s’installe. « Vous faites comme vous voulez », lui réponds-je. Avant cela, nous nous arrêterons à Lorient et Vannes, autres villes bretonnes où j’ai eu logis Air Bibi. Elle lit Je suis Romane Monnier de Delphine le Vigan (pas beaucoup) et se perd dans son smartphone (beaucoup). Un homme à treillis et ordinateur remplace cette lectrice épisodique tandis que nous filons de Rennes à Paris sous un ciel délicieusement gris. Un peu de bleu apparaît à l’approche de la Gare Montparnasse qui est atteinte avec dix minutes de retard dues à une zone de travaux.
Dans le métro Treize, une jeune femme noire à micro jupe poilue me donne sa place assise. La chaleur y est supportable. De même dans la Gare Saint-Lazare où je trouve à m’asseoir pour attendre mon habituel train Nomad de seize heures quarante.
Je m’y case avec mes bagages à ma place coutumière dans la voiture Cinq. La cheffe de bord nous annonce trente minutes supplémentaires avant l’arrivée à Rouen. Cela est la conséquence de nombreuses chutes d’arbres lors de la canicule dans la région de Villennes. Ce qui nous obligera à emprunter l’itinéraire bis par Conflans-Sainte-Honorine. Celui que les navetteurs appellent l’affreux petit chemin bucolique. À peine y est-on qu’un arrêt inopiné se produit. « Une barrière de passage à niveau bloquée », nous annonce la cheffe de bord, puis elle précise : « explosée par une voiture ». « Nous attendons que le gardiennage se fasse », nous dit-elle bien plus tard. Tout est bloqué, la circulation automobile aussi et plusieurs trains sont devant nous. Le gardiennage ne se fera pas tout seul. On attend qu’une équipe s’en occupe. « Sept à dix trains sont devant nous, nous apprend un quart d’heure plus tard le conducteur. Une équipe est sur place. Cela devrait se débloquer peu à peu. Il est dix-sept heures cinquante lorsque nous repartons au ralenti. Nous étions à Val d'Argenteuil.
J’arrive donc à Rouen avec une heure vingt de retard, ce qui est beaucoup pour un trajet qui devait faire une heure dix-sept.



