Le Journal de Michel Perdrial
Le Journal de Michel Perdrial



Loïc Boyer
Je suis l’auteur de textes courts qui furent publiés depuis mil neuf cent quatre-vingt-quinze dans des revues littéraires en France (Supérieur Inconnu, Supplément d’Ame, Nouvelle Donne, Le Bord de l’Eau, Pris de Peur, l’Art du Bref, Sol’Air, Gros Textes, Salmigondis, Verso, Décharge, Bulle, Filigranes, Diérèse, Martobre, Comme ça et Autrement, (Cahier d’) Ecritures, La Nef des Fous), en Belgique (Traversées, Ecrits Vains, L’Arbre à Plumes, Inédit Nouveau, Bleu d’Encre), au Canada (Les Saisons Littéraires) et en Italie (Les Cahiers du Ru).
Les courageuses Editions du Chardon ont publié en mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf Erotica, un recueil de vingt-huit de ces textes, illustré par Isabelle Pio et Antoine Lopez et préfacé par Sarane Alexandrian, toujours disponible auprès de moi.
Je suis également l’auteur d’une pièce de théâtre et de plusieurs romans ou récits à ce jour inédits.
Depuis le onze novembre deux mille six, je publie mon Journal via Internet, un temps sous-titré Persiflages, moquages et autres énervages mâtinés de complimentages et de contentages. Sa première partie est lisible chez Eklablog, la deuxième ici.
Je vis au centre de Rouen dans un ancien monastère où autrefois les Sœurs de la Miséricorde se vouaient à l’éducation des jeunes filles.







Rss

De l’art de mourir au bon moment

24 mars 2026


S’il en est un qui nous a quittés (comme la plupart disent) ou qui a disparu (comme la plupart disent), bref, qui est mort, au bon moment, c’est Lionel Jospin ce lundi matin au milieu des commentaires sur les résultats des Municipales et les perspectives de la Présidentielle de dans un an.
Je me souviens de la secousse du vingt et un avril deux mille deux. Combien dégoûté j’arrivais le lendemain matin à l’École Maternelle du Chapitre à Bihorel, où j’avais cette année-là une classe de Moyenne Section, avec à la main Libération dont la une affichait en lettres énormes NON. La femme de service attachée à ma classe (Agente Territoriale Spécialisée des Ecoles Maternelles) ayant une fille membre de l’association Aides me dit dans l’après-midi qu’elle savait par celle-ci qu’une manifestation anti Le Pen aurait lieu à Rouen dès ce lundi soir.
Ce fut la première d’une série quasi quotidienne dont je ne manquais aucune puis, le dimanche du second tour, pour la première fois de ma vie, contre le père Le Pen, je votais à droite pour Chirac.
Ce vote à droite au second tour de la Présidentielle ne fut pas le dernier. J’ai réitéré deux fois contre la fille Le Pen pour Macron.
Il me faudra récidiver dans un an car il est exclu qu’un candidat de la gauche non mélenchoniste soit au second tour. Un candidat de la droite le sera, sauf si le sélectionné de ce second tour est Mélenchon lui-même, et dans ce cas il est sûr que Bardella (ou la fille Le Pen) sera élu(e).
Nous verrons ce qui arrivera, comme dirait Donald Trump.
                                                                  *
Quelle rigolade (un) : Emmanuel Grégoire et sa bande déboulant à bicyclette dans les rues de Paris pour rejoindre l’Hôtel de Ville. Qui plus est en Vélib’, ce qui laisse à penser que ce nouveau Maire n’a pas de bicyclette personnelle.
Quelle rigolade (deux) : Nicolas Mayer-Rossignol et sa bande, dont la Députée Florence Herouin-Léautey, à bicyclette itou dans les rues de Rouen le soir de la victoire, mais à pied à côté de leur propre machine pour cause de foule les entourant. Sur les onze secondes de vidéo que j’ai vues, l’absence remarquée de l’écologiste Jean-Michel Bérégovoy que je n’imagine même pas sur une bicyclette.