Du vent mais pas de pluie quand je me dirige vers Secrets de Pains qui ouvre aussi le dimanche à compter d’aujourd’hui. Perché face à la vitre, j’ai vue sur les nuages noirs au-dessus des toitures. En conséquence, point d’excursion.
Au Grand Café de la Poste, où j’entre à neuf heures, Pascal Danel ne chante pas les neiges du Canigou mais celles du Kilimandjaro. Mon café bu, je trouve Casanova occupé à manger des dragées empâtées de cheveux réduits en poudre de celle qu’il dit aimer, c’est-à-dire qu’il veut baiser.
En fin de matinée, je remonte tout droit dans la vieille ville jusqu’à atteindre l’Hôtel Palms que l’on peut visiter gratuitement à partir d’onze heures. « Vous êtes le premier », me dit la dame de l’accueil. Cela me permet de faire des photos sans être gêné par autrui. À l’origine usine à architecture métallique et demeure mitoyenne de Pierre Bardou, héritier du papier à cigarette JOB, ce lieu fut transformé par sa fille Jeanne et son gendre Jules Pams en un somptueux hôtel particulier dessiné par l’architecte Léopold Carlier. Les décors Fin de Siècle et Art Nouveau voisinent avec les insignes de la marque JOB et les allégories de la Côte Vermeille. Le grand escalier est orné de peintures de Paul Gervais. Le puits de jour célèbre les arts, l’industrie et la gloire maritime de Port-Vendres. Les panneaux sculptés proviennent du pavillon chinois de l’Exposition Universelle de mil huit cent quatre-vingt-neuf. Un patio-jardin invite à la détente. Un atelier vide témoigne des origines industrielles de la fortune des Pams. De l’autre côté de la rue est un autre bâtiment JOB. Il ne se visite pas. Entre les deux flottent un drapeau tricolore et un drapeau européen.
A midi j’opte pour le Café de la Paix, place Arago, qui propose un menu du dimanche à vingt et un euros cinquante : noix de Saint-Jacques glacée à la clémentine, parillade de poissons (loup, cabillaud et saumon), choco mousse. Une cuisine élaborée mais un endroit rendu ennuyeux par sa clientèle de couples qui s’ennuient.
J’en sors néanmoins content, monte dans mon logis provisoire avec l’ascenseur, en redescends par le bel escalier, vais sur la droite, prends la deuxième à droite, la rue de la Main de Fer, et entre à la Casa Xanxo, un bâtiment édifié au début du seizième siècle par Bernat Xanxo, riche marchand drapier. Cette demeure gothique se composait d’entrepôts, d’une cave voûtée pour le stockage de marchandises et d’une grande salle de réception à l’étage. La Casa Xanxo a été l’objet de nombreux remaniements jusqu’en mil neuf cent quarante-deux. A l’étage noble, une frise énigmatique met en scène des personnages grotesques et des animaux. La Casa Xanxo accueille désormais le Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine de Perpignan. Elle se visite gratuitement. L’endroit manque de charme et de personnalité. Comme je ne m’intéresse guère à l’urbanisme et pas du tout à celui de Perpignan, j’y reste peu longtemps.
Je me présente à quatorze heures quinze, place Arago, à l’entrée de l’institution locale Café Vienne où déjeune la bourgeoisie à cheveux blancs. Une des nombreuses serveuses en tenue classique me trouve la table idéale, d’où j’ai vue sur une partie d’une des salles et du comptoir, pour boire un café à deux euros soixante. C’est un endroit où lire Casanova. Dehors, le vent souffle mais il ne pleut toujours pas.
*
Vie locale : le huit avril l’Adjointe à la Mairie de Perpignan chargée de l’habitat (Rassemblement National) a reconnu des faits de « violences, menaces et outrages » sur une Policière lors d’un contrôle routier et d’un dépistage d’alcoolémie auquel elle a refusé de se soumettre. Elle a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis et à une suspension de permis de conduire. Elle a ensuite démissionné. Cette femme s’appelle Bravo.
Au Grand Café de la Poste, où j’entre à neuf heures, Pascal Danel ne chante pas les neiges du Canigou mais celles du Kilimandjaro. Mon café bu, je trouve Casanova occupé à manger des dragées empâtées de cheveux réduits en poudre de celle qu’il dit aimer, c’est-à-dire qu’il veut baiser.
En fin de matinée, je remonte tout droit dans la vieille ville jusqu’à atteindre l’Hôtel Palms que l’on peut visiter gratuitement à partir d’onze heures. « Vous êtes le premier », me dit la dame de l’accueil. Cela me permet de faire des photos sans être gêné par autrui. À l’origine usine à architecture métallique et demeure mitoyenne de Pierre Bardou, héritier du papier à cigarette JOB, ce lieu fut transformé par sa fille Jeanne et son gendre Jules Pams en un somptueux hôtel particulier dessiné par l’architecte Léopold Carlier. Les décors Fin de Siècle et Art Nouveau voisinent avec les insignes de la marque JOB et les allégories de la Côte Vermeille. Le grand escalier est orné de peintures de Paul Gervais. Le puits de jour célèbre les arts, l’industrie et la gloire maritime de Port-Vendres. Les panneaux sculptés proviennent du pavillon chinois de l’Exposition Universelle de mil huit cent quatre-vingt-neuf. Un patio-jardin invite à la détente. Un atelier vide témoigne des origines industrielles de la fortune des Pams. De l’autre côté de la rue est un autre bâtiment JOB. Il ne se visite pas. Entre les deux flottent un drapeau tricolore et un drapeau européen.
A midi j’opte pour le Café de la Paix, place Arago, qui propose un menu du dimanche à vingt et un euros cinquante : noix de Saint-Jacques glacée à la clémentine, parillade de poissons (loup, cabillaud et saumon), choco mousse. Une cuisine élaborée mais un endroit rendu ennuyeux par sa clientèle de couples qui s’ennuient.
J’en sors néanmoins content, monte dans mon logis provisoire avec l’ascenseur, en redescends par le bel escalier, vais sur la droite, prends la deuxième à droite, la rue de la Main de Fer, et entre à la Casa Xanxo, un bâtiment édifié au début du seizième siècle par Bernat Xanxo, riche marchand drapier. Cette demeure gothique se composait d’entrepôts, d’une cave voûtée pour le stockage de marchandises et d’une grande salle de réception à l’étage. La Casa Xanxo a été l’objet de nombreux remaniements jusqu’en mil neuf cent quarante-deux. A l’étage noble, une frise énigmatique met en scène des personnages grotesques et des animaux. La Casa Xanxo accueille désormais le Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine de Perpignan. Elle se visite gratuitement. L’endroit manque de charme et de personnalité. Comme je ne m’intéresse guère à l’urbanisme et pas du tout à celui de Perpignan, j’y reste peu longtemps.
Je me présente à quatorze heures quinze, place Arago, à l’entrée de l’institution locale Café Vienne où déjeune la bourgeoisie à cheveux blancs. Une des nombreuses serveuses en tenue classique me trouve la table idéale, d’où j’ai vue sur une partie d’une des salles et du comptoir, pour boire un café à deux euros soixante. C’est un endroit où lire Casanova. Dehors, le vent souffle mais il ne pleut toujours pas.
*
Vie locale : le huit avril l’Adjointe à la Mairie de Perpignan chargée de l’habitat (Rassemblement National) a reconnu des faits de « violences, menaces et outrages » sur une Policière lors d’un contrôle routier et d’un dépistage d’alcoolémie auquel elle a refusé de se soumettre. Elle a été condamnée à quatre mois de prison avec sursis et à une suspension de permis de conduire. Elle a ensuite démissionné. Cette femme s’appelle Bravo.



