Le Journal de Michel Perdrial
Le Journal de Michel Perdrial



Loïc Boyer
Je suis l’auteur de textes courts qui furent publiés depuis mil neuf cent quatre-vingt-quinze dans des revues littéraires en France (Supérieur Inconnu, Supplément d’Ame, Nouvelle Donne, Le Bord de l’Eau, Pris de Peur, l’Art du Bref, Sol’Air, Gros Textes, Salmigondis, Verso, Décharge, Bulle, Filigranes, Diérèse, Martobre, Comme ça et Autrement, (Cahier d’) Ecritures, La Nef des Fous), en Belgique (Traversées, Ecrits Vains, L’Arbre à Plumes, Inédit Nouveau, Bleu d’Encre), au Canada (Les Saisons Littéraires) et en Italie (Les Cahiers du Ru).
Les courageuses Editions du Chardon ont publié en mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf Erotica, un recueil de vingt-huit de ces textes, illustré par Isabelle Pio et Antoine Lopez et préfacé par Sarane Alexandrian, toujours disponible auprès de moi.
Je suis également l’auteur d’une pièce de théâtre et de plusieurs romans ou récits à ce jour inédits.
Depuis le onze novembre deux mille six, je publie mon Journal via Internet, un temps sous-titré Persiflages, moquages et autres énervages mâtinés de complimentages et de contentages. Sa première partie est lisible chez Eklablog, la deuxième ici.
Je vis au centre de Rouen dans un ancien monastère où autrefois les Sœurs de la Miséricorde se vouaient à l’éducation des jeunes filles.







Rss

Faisons le point avant d’aller voter au premier tour de la Municipale rouennaise

14 mars 2026


Sept candidat(e)s sont en lice pour être Maire de Rouen en deux mille vingt-six :
Nicolas Mayer-Rossignol, le Maire sortant, soutenu par le Parti Socialiste, les Écologistes, le Parti Communiste et Place Publique, avec la liste « Fiers de Rouen ». Comment peut-on être fiers de Rouen ? C’est fiers d’eux-mêmes qu’ils sont.
Marine Caron, soutenue par Renaissance, Horizons et Les Républicains, avec la liste « Réussir Rouen ». Dans son programme : le rétablissement de cette réjouissance polluante et stupide qu’étaient les Vingt-Quatre Heures Motonautiques.
Grégoire Houdan, soutenu par le Rassemblement National et l’Union des Droites pour La République, avec la liste « Rouen Conquérante ». Sur sa liste, en troisième position, un prof de fac, actuellement conseiller municipal Les Républicains, sanctionné par l’Université de Rouen pour racisme envers un de ses élèves
Maxime Da Silva, soutenu par la France Insoumise, avec la liste « Faire Mieux pour Rouen ». Sur sa liste, en bonus, pour montrer son attachement à la défense de la nature : un écureuil roux (pourquoi roux ? peut-être un hommage discret à Adrien Quatennens).
Amaury Renauld, soutenu par le Nouveau Parti Anticapitaliste-Révolutionnaires, avec la liste « Rouen ouvrière et révolutionnaire ». Il y a maintenant deux Nouveaux Partis Anticapitalistes : un Nouveau Parti Anticapitaliste - Révolutionnaires et un Nouveau Parti Anticapitaliste - L’Anticapitaliste (dont des membres seraient sur la liste de Da Silva).
Éric Moisan, soutenu par Lutte Ouvrière, avec la liste « Le camp des travailleurs ». Disons : un camp de travailleurs
Céline Vitard, soutenue par le Parti des Travailleurs, avec la « Liste ouvrière pour la rupture avec la politique de Macron ». Un autre camp de travailleurs.
                                                                    *
Ce dernier jeudi d’avant premier tour, un sondage donne le Maire sortant Nicolas Mayer-Rossignol largement en tête avec quarante-deux pour cent des intentions de vote. Il est suivi par Marine Caron avec vingt-six pour cent, puis par Maxime Da Silva et Grégoire Houdan avec chacun quinze pour cent ; pour les trois autres : des broutilles.
Marine Caron à Paris Normandie : « Ce sondage sort à deux jours de la fin de la campagne officielle, il a été mené auprès de 500 Rouennais sur Internet et ne reflète pas la réalité du terrain, où les attentes de changement sont immenses. Il faut raison garder, le seul sondage qui compte, c’est celui des urnes. »
Maxime Da Silva au même journal : « L’envie de changement est plus forte que ce qu’exprime ce sondage. Personnellement, je ne crois pas aux sondages. Les seuls chiffres qui comptent sont ceux qui sortiront à l’issue du premier tour. »
                                                                *
Rions un peu (sandouiche) : Dans ma boîte à lettres en début de semaine, un tract du candidat du Rassemblement National glissé dans Le Mag, le magazine de la Métropole (tenue par les Socialistes). Une initiative des facteurs qui avaient à distribuer les deux imprimés le même jour et qui ont trouvé plus simple de truffer le second avec le premier.
Rions un peu (permutation) : Frédéric Sanchez, autrefois Socialiste et Chef de la Métropole, devenu candidat sur la liste des Centristes de Droite et des Droitistes associés de Marine Caron et Jean-Louis Louvel, tête de liste macroniste lors de la précédente élection, devenu soutien officiel de la liste socialiste de Nicolas Mayer-Rossignol.
Rions un peu (reconversion) : Jean-Michel Bérégovoy, depuis qu’il a renoncé à se présenter à la tête d’une liste écologiste, jugeant plus prudent de s’associer à la liste socialiste de Nicolas Mayer-Rossignol, pas une photo sans qu’on le voie à la droite ou à la gauche de ce dernier, au point qu’on pourrait le prendre pour son garde du corps.