Le Journal de Michel Perdrial
Le Journal de Michel Perdrial



Loïc Boyer
Je suis l’auteur de textes courts qui furent publiés depuis mil neuf cent quatre-vingt-quinze dans des revues littéraires en France (Supérieur Inconnu, Supplément d’Ame, Nouvelle Donne, Le Bord de l’Eau, Pris de Peur, l’Art du Bref, Sol’Air, Gros Textes, Salmigondis, Verso, Décharge, Bulle, Filigranes, Diérèse, Martobre, Comme ça et Autrement, (Cahier d’) Ecritures, La Nef des Fous), en Belgique (Traversées, Ecrits Vains, L’Arbre à Plumes, Inédit Nouveau, Bleu d’Encre), au Canada (Les Saisons Littéraires) et en Italie (Les Cahiers du Ru).
Les courageuses Editions du Chardon ont publié en mil neuf cent quatre-vingt-dix-neuf Erotica, un recueil de vingt-huit de ces textes, illustré par Isabelle Pio et Antoine Lopez et préfacé par Sarane Alexandrian, toujours disponible auprès de moi.
Je suis également l’auteur d’une pièce de théâtre et de plusieurs romans ou récits à ce jour inédits.
Depuis le onze novembre deux mille six, je publie mon Journal via Internet, un temps sous-titré Persiflages, moquages et autres énervages mâtinés de complimentages et de contentages. Sa première partie est lisible chez Eklablog, la deuxième ici.
Je vis au centre de Rouen dans un ancien monastère où autrefois les Sœurs de la Miséricorde se vouaient à l’éducation des jeunes filles.







Rss

En lisant Histoires de monsieur Keuner de Bertolt Brecht

27 septembre 2014


De ces Histoires de monsieur Keuner (appelé aussi monsieur K. ou le penseur) écrites par Bertolt Brecht entre mil neuf cent vingt-six et cinquante-six et publiées en français aux Editions de l’Arche en mil neuf cent quatre-vingt, lues Chez Léon l’autre mercredi, je tire trois courtes qui ne me sont pas étrangères :
Monsieur K. attendit quelque chose une journée, puis une semaine, puis encore un mois. A la fin il dit : « J’aurais très bien pu attendre un mois, mais pas cette journée et pas cette semaine. »
« A quoi travaillez-vous ? » demanda-t-on à monsieur K. Monsieur K. répondit : « J’ai beaucoup de mal, je prépare ma prochaine erreur. »
Monsieur Keuner disait : « Moi aussi, un jour, j’ai pris une contenance aristocratique (vous savez : droit, raide et hautain, la tête rejetée en arrière). C’est que j’étais debout au milieu d’une eau qui montait. Quand elle m’arriva au menton, je pris cette contenance-là. »