De la neige est tombée ce lundi à Rouen. Par prudence, je renonce à me rendre dans mon café d’après-midi et passe donc la journée enfermé à la maison, ce qui m’est pénible. Le soir venu, j’ai du mal à m’endormir car il y a du bruit dans le logis Air Bibi voisin. J’y parviens cependant, pas pour longtemps car ce bruit se transforme en gros bazar : des cris, des coups dans je ne sais quoi, des entrées et sorties incessantes, certaines de ces entrées étant faites en tapant dans la porte du porche par des gens qui ne possèdent pas le badge.
Ce bazar dure toute la nuit et atteint son paroxysme lorsque le voisin de l’autre côté de l’appartement de ma voisine la plus proche et de son fils s’en mêle avec des mots qui, si je voulais les écrire ici à l’aide de l’intelligence artificielle qui me permet de dicter mon texte, seraient transcrits par une succession de petites étoiles.
Au matin du mardi, mon appartement sent le shit. Bien fatigué, j’envoie un message au loueur de ce logement Air Bibi pour lui apprendre ce qui s’y passe. Il me répond qu’il va s’en occuper, venir lui-même sur place et que son locataire est là pour deux nuits. Parallèlement, j’envoie un mail à ma voisine la plus proche qui, elle, fait une démarche auprès du syndic de copropriété.
Le bruit et les allées et venues continuent en journée. Il y a dans cet appartement, outre le jeune homme qui l’a loué, des types louches plus âgés et deux filles bien jeunes, dont l’une pourrait être mineure selon ma voisine puisqu’elle porte un appareil dentaire et que cela n’est pas remboursé après dix-huit ans. Elle me recontacte un peu plus tard pour me dire que son fils a appelé le Dix-Sept.
La neige au sol s’est transformée en verglas dans les rues de Rouen. Une nouvelle chute de neige est annoncée pour ce mercredi, tant à Rouen qu’à Paris. J’annule les billets de train de mon escapade hebdomadaire dans la capitale. Prudemment, vers quatorze heures, je me rends dans mon café habituel. Nous ne sommes que trois clients. Outre moi-même, un duo de bourgeoises quinquagénaires. « Deux mille vingt-six, dit l’une, c’est la fin d’un cycle, c’est le renouveau, c’est un nouveau départ. J’ai entendu ça mais je n’y connais rien en numérologie. »
A mon retour, j’apprends qu’un équipage de Police est passé et a fait partir ceux qui n’avaient rien à faire dans le logis Air Bibi, mais qu’ils sont revenus un quart d’heure plus tard. Le bruit se poursuit dans la journée et les entrées fracassantes. Je m’apprête à passer une seconde nuit difficile.
Vers dix-neuf heures, j’entends du bruit devant ma porte. La Police est de retour, une femme et deux hommes. Je sors. Le fils de la voisine est là. Et aussi une jeune femme effrayée, l’amie du loueur. Elle voudrait que les Policiers entrent dans l’appartement et en délogent tout le monde. Ce à quoi la Policière en chef se refuse, lui disant qu’elle n’en a pas le droit. Elle frappe à la porte. Le locataire lui donne son passeport. Son identité est bien celle indiquée lors de la location. « C’est un problème de litige commercial, on ne peut rien faire nous », dit l’un des Policiers. Je lui dis que c’est aussi un problème de voisinage. Il me fait remarquer que le calme règne actuellement. « S’il y a à nouveau du tapage, il faudra faire le Dix-Sept. » Le fils de la voisine, voyant que la situation ne va pas se régler immédiatement, s’énerve et rentre. La jeune femme me fait de la peine tant elle a peur de ceux qui sont dans le logement de son ami. Elle redoute d’avoir à leur faire face quant à midi demain, à la fin de la location, elle se présentera à la porte du logement. Un Policier lui dit de faire le Dix-Sept, quelqu’un l’accompagnera si c’est possible.
Ayant du sommeil à rattraper je vais me coucher et, le calme continuant à régner, je m’endors paisiblement. Vers minuit, réveillé, j’entends du bruit dans le logis Air Bibi, moins qu’hier, pas suffisamment pour me déranger sérieusement. Je sais que ce n’est pas le cas pour les autres voisins qui en sont plus proches. Tout à coup, la porte cochère s’ouvre rudement. La Police est de retour. Je reste dans mon lit. À sa voix, je reconnais la Policière de l’après-midi. Cette fois, ça ne rigole pas. Les présents doivent rassembler leurs affaires et quitter les lieux, y compris le locataire en titre. L’une des filles se rebiffe. Je l’entends crier dans la ruelle : « Tu me lâches ! Tu me lâches ! »
Le calme est de retour. Il règne même un silence absolu. Je devrais pouvoir me rendormir assez vite.
*
C’est sans compter sur le voisin de l’autre côté du logement de la voisine. Pour une raison inconnue de moi, il se met à crier. Heureusement, cela ne dure pas longtemps.
Cela me fait penser à ces cédés où, après les différentes chansons, une dernière est cachée qui se fait entendre après une minute de silence.
Ce bazar dure toute la nuit et atteint son paroxysme lorsque le voisin de l’autre côté de l’appartement de ma voisine la plus proche et de son fils s’en mêle avec des mots qui, si je voulais les écrire ici à l’aide de l’intelligence artificielle qui me permet de dicter mon texte, seraient transcrits par une succession de petites étoiles.
Au matin du mardi, mon appartement sent le shit. Bien fatigué, j’envoie un message au loueur de ce logement Air Bibi pour lui apprendre ce qui s’y passe. Il me répond qu’il va s’en occuper, venir lui-même sur place et que son locataire est là pour deux nuits. Parallèlement, j’envoie un mail à ma voisine la plus proche qui, elle, fait une démarche auprès du syndic de copropriété.
Le bruit et les allées et venues continuent en journée. Il y a dans cet appartement, outre le jeune homme qui l’a loué, des types louches plus âgés et deux filles bien jeunes, dont l’une pourrait être mineure selon ma voisine puisqu’elle porte un appareil dentaire et que cela n’est pas remboursé après dix-huit ans. Elle me recontacte un peu plus tard pour me dire que son fils a appelé le Dix-Sept.
La neige au sol s’est transformée en verglas dans les rues de Rouen. Une nouvelle chute de neige est annoncée pour ce mercredi, tant à Rouen qu’à Paris. J’annule les billets de train de mon escapade hebdomadaire dans la capitale. Prudemment, vers quatorze heures, je me rends dans mon café habituel. Nous ne sommes que trois clients. Outre moi-même, un duo de bourgeoises quinquagénaires. « Deux mille vingt-six, dit l’une, c’est la fin d’un cycle, c’est le renouveau, c’est un nouveau départ. J’ai entendu ça mais je n’y connais rien en numérologie. »
A mon retour, j’apprends qu’un équipage de Police est passé et a fait partir ceux qui n’avaient rien à faire dans le logis Air Bibi, mais qu’ils sont revenus un quart d’heure plus tard. Le bruit se poursuit dans la journée et les entrées fracassantes. Je m’apprête à passer une seconde nuit difficile.
Vers dix-neuf heures, j’entends du bruit devant ma porte. La Police est de retour, une femme et deux hommes. Je sors. Le fils de la voisine est là. Et aussi une jeune femme effrayée, l’amie du loueur. Elle voudrait que les Policiers entrent dans l’appartement et en délogent tout le monde. Ce à quoi la Policière en chef se refuse, lui disant qu’elle n’en a pas le droit. Elle frappe à la porte. Le locataire lui donne son passeport. Son identité est bien celle indiquée lors de la location. « C’est un problème de litige commercial, on ne peut rien faire nous », dit l’un des Policiers. Je lui dis que c’est aussi un problème de voisinage. Il me fait remarquer que le calme règne actuellement. « S’il y a à nouveau du tapage, il faudra faire le Dix-Sept. » Le fils de la voisine, voyant que la situation ne va pas se régler immédiatement, s’énerve et rentre. La jeune femme me fait de la peine tant elle a peur de ceux qui sont dans le logement de son ami. Elle redoute d’avoir à leur faire face quant à midi demain, à la fin de la location, elle se présentera à la porte du logement. Un Policier lui dit de faire le Dix-Sept, quelqu’un l’accompagnera si c’est possible.
Ayant du sommeil à rattraper je vais me coucher et, le calme continuant à régner, je m’endors paisiblement. Vers minuit, réveillé, j’entends du bruit dans le logis Air Bibi, moins qu’hier, pas suffisamment pour me déranger sérieusement. Je sais que ce n’est pas le cas pour les autres voisins qui en sont plus proches. Tout à coup, la porte cochère s’ouvre rudement. La Police est de retour. Je reste dans mon lit. À sa voix, je reconnais la Policière de l’après-midi. Cette fois, ça ne rigole pas. Les présents doivent rassembler leurs affaires et quitter les lieux, y compris le locataire en titre. L’une des filles se rebiffe. Je l’entends crier dans la ruelle : « Tu me lâches ! Tu me lâches ! »
Le calme est de retour. Il règne même un silence absolu. Je devrais pouvoir me rendormir assez vite.
*
C’est sans compter sur le voisin de l’autre côté du logement de la voisine. Pour une raison inconnue de moi, il se met à crier. Heureusement, cela ne dure pas longtemps.
Cela me fait penser à ces cédés où, après les différentes chansons, une dernière est cachée qui se fait entendre après une minute de silence.



