C’est après la pluie que je rejoins ce mercredi la Gare de Rouen pour y prendre mon coutumier train Nomad de sept heures vingt-six terminus la capitale. Dans la voiture Trois, j’ai pour compagnie Filles impertinentes de Doris Lessing. L’écrivaine y raconte ses parents et son enfance africaine.
Alors que l’on touche presque au but notre train stoppe. La cheffe de bord annonce qu’à la suite d’un dérangement en Gare de Saint-Lazare, il va rester à l’arrêt une dizaine de minutes. Bizarrement, certain(e)s, plutôt que de se rasseoir, choisissent de rester debout. Même quand nous apprenons un peu plus tard qu’un voyageur du train de banlieue devant nous a tiré le signal d’alarme suite au malaise d’un autre voyageur et qu’il faut le réarmer, ce signal d’alarme, pour que le train puisse repartir.
Nous arrivons à Paris avec vingt-cinq minutes de retard. Je choisis le métro pour rejoindre Ledru Rollin. Déception au Marché d’Aligre : Amine n’a que des bibelots et, pire, Émile s’est mis à la frusque, même prix que les livres, deux euros pièce, cinq euros les trois. J’entre chez Hemma voir si je peux trouver le carnet sans spirale, à élastique permettant d’y serrer un stylo, que j’utilise habituellement pour mes notes. Il a disparu à Rouen. Ici aussi. En sortant, je lis l’affichette apposée sur la porte. Suite à un manque d’hygiène, la boutique a désormais interdiction de vendre des produits alimentaires.
Direction Le Camélia pour un café assis avec Doris Lessing. Le fils de la maison parle d’une amie à lui partie en Turquie pour faire sa robe de mariée. « C’est pas cher là-bas. »
Au Book-Off de Ledru Rollin, je cherche de quoi me plaire. Une jeune femme cherche, quant à elle, les livres qu’elle a vendus ici il y a une semaine, dans lesquels elle a oublié des lettres et des photos. Elle n’a pas plus de succès que moi.
Le ciel est bleu et mon sac léger lorsque je rejoins Au Diable des Lombards. J’ai le choix moins heureux que d’habitude. Les blinis saumon chèvre frais et le stèque d’espadon flan aux légumes ne m’emballent pas.
Il s’agit de faire mieux au Book-Off de Saint-Martin où heureusement Fip est de retour. J’y réussis en remontant du sous-sol avec Sur la scène intérieure de Marcel Cohen (L’un et l’autre / Gallimard), Gagner sa vie de Fabienne Swiatly (La fosse aux ours), Les Heures furieuses (Sur les traces du manuscrit perdu de Harper Lee) de Casey Cep (Sonatine) et Je souhaite seulement que tu fasses quelque chose de toi de Hollie McNish (Le Castor Astral).
À L’Opportun, je poursuis Filles impertinentes. Doris Lessing termine par une réflexion sur la mort de ses parents. C’était comme si souvent, quand meurent des vieillards - tout le monde sait qu’ils ne seraient pas morts s’ils avaient eu de quoi s’occuper, s’ils s’étaient sentis désirés, si quelqu’un avait eu besoin d’eux. J’enchaîne avec Desiree de Frédéric Roux, un petit Allia de deux mille vingt-cinq dont le sujet est les frasques de Mike Tyson.
Chaque semaine, c’est un peu plus loin que tombe la nuit sur le chemin du retour, à Saint-Pierre-du-Vauvray mercredi dernier, à Val-de-Reuil ce mercredi.
*
À l’appel du Maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, Socialiste, avait lieu ce mercredi à midi un rassemblement de soutien au peuple iranien où je serais allé si je n’avais été absent. Un rassemblement tardif et dérisoire, mais qui a eu le mérite d’exister, aucune manifestation n’ayant été organisée par ceux qui ont l’habitude de défiler. On devine pourquoi.
Alors que l’on touche presque au but notre train stoppe. La cheffe de bord annonce qu’à la suite d’un dérangement en Gare de Saint-Lazare, il va rester à l’arrêt une dizaine de minutes. Bizarrement, certain(e)s, plutôt que de se rasseoir, choisissent de rester debout. Même quand nous apprenons un peu plus tard qu’un voyageur du train de banlieue devant nous a tiré le signal d’alarme suite au malaise d’un autre voyageur et qu’il faut le réarmer, ce signal d’alarme, pour que le train puisse repartir.
Nous arrivons à Paris avec vingt-cinq minutes de retard. Je choisis le métro pour rejoindre Ledru Rollin. Déception au Marché d’Aligre : Amine n’a que des bibelots et, pire, Émile s’est mis à la frusque, même prix que les livres, deux euros pièce, cinq euros les trois. J’entre chez Hemma voir si je peux trouver le carnet sans spirale, à élastique permettant d’y serrer un stylo, que j’utilise habituellement pour mes notes. Il a disparu à Rouen. Ici aussi. En sortant, je lis l’affichette apposée sur la porte. Suite à un manque d’hygiène, la boutique a désormais interdiction de vendre des produits alimentaires.
Direction Le Camélia pour un café assis avec Doris Lessing. Le fils de la maison parle d’une amie à lui partie en Turquie pour faire sa robe de mariée. « C’est pas cher là-bas. »
Au Book-Off de Ledru Rollin, je cherche de quoi me plaire. Une jeune femme cherche, quant à elle, les livres qu’elle a vendus ici il y a une semaine, dans lesquels elle a oublié des lettres et des photos. Elle n’a pas plus de succès que moi.
Le ciel est bleu et mon sac léger lorsque je rejoins Au Diable des Lombards. J’ai le choix moins heureux que d’habitude. Les blinis saumon chèvre frais et le stèque d’espadon flan aux légumes ne m’emballent pas.
Il s’agit de faire mieux au Book-Off de Saint-Martin où heureusement Fip est de retour. J’y réussis en remontant du sous-sol avec Sur la scène intérieure de Marcel Cohen (L’un et l’autre / Gallimard), Gagner sa vie de Fabienne Swiatly (La fosse aux ours), Les Heures furieuses (Sur les traces du manuscrit perdu de Harper Lee) de Casey Cep (Sonatine) et Je souhaite seulement que tu fasses quelque chose de toi de Hollie McNish (Le Castor Astral).
À L’Opportun, je poursuis Filles impertinentes. Doris Lessing termine par une réflexion sur la mort de ses parents. C’était comme si souvent, quand meurent des vieillards - tout le monde sait qu’ils ne seraient pas morts s’ils avaient eu de quoi s’occuper, s’ils s’étaient sentis désirés, si quelqu’un avait eu besoin d’eux. J’enchaîne avec Desiree de Frédéric Roux, un petit Allia de deux mille vingt-cinq dont le sujet est les frasques de Mike Tyson.
Chaque semaine, c’est un peu plus loin que tombe la nuit sur le chemin du retour, à Saint-Pierre-du-Vauvray mercredi dernier, à Val-de-Reuil ce mercredi.
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À l’appel du Maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, Socialiste, avait lieu ce mercredi à midi un rassemblement de soutien au peuple iranien où je serais allé si je n’avais été absent. Un rassemblement tardif et dérisoire, mais qui a eu le mérite d’exister, aucune manifestation n’ayant été organisée par ceux qui ont l’habitude de défiler. On devine pourquoi.



